«La raison du retrait de François Fornieri est étonnante»: l’avis de notre expert Standard sur la fin des négociations

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François Fornieri n’entrera finalement pas dans le capital du Standard de Liège. Alors que l’accord avait été annoncé en août dernier, l’homme d’affaires liégeois ne serait pas parvenu à rassembler les fonds nécessaires pour racheter 50 % des parts de l’actuel président, Bruno Venanzi.

Quelles conséquences dès lors pour le club ? Qu’envisage de faire Venanzi pour l’avenir ? Notre journaliste expert du Standard Didier Schyns fait le point sur la situation.

La fin des négociations avec François Fornieri : « C’est étonnant de voir que la raison invoquée est qu’il ne soit pas parvenu à rassembler les fonds nécessaires, vu sa fortune liée à sa société pharmaceutique Mithra. Peut-être voulait-il avoir plus que 50 % ? Il faut dire que la structure était peu claire dès l’annonce de son arrivée. Fornieri et Venanzi allaient tous deux avoir 50 % et être coadministrateur délégué. Qui aurait alors le denier mot en cas de désaccord ? Venanzi en tant que Président vraisemblablement, mais ce n’était pas clair car ils devaient être sur un pied d’égalité vu l’actionnariat. »

Les conséquences pour le Standard : « C’est un retour à la case départ dans la recherche d’un investisseur. Venanzi, qui détient 99 % de l’actionnariat, repart donc à la recherche de quelqu’un pour l’aider à développer le club, en rachetant au moins 10 à 20 % de ses parts. Les finances du club restent fragiles et Venanzi a besoin d’un investisseur fort à ses côtés pour soutenir le Standard. »

Un retour de Lucien D’Onofrio est-il désormais exclu ? « Ça reste possible. Dès l’annonce de l’arrivée de Fornieri, tout le monde a fait le lien avec Lucien D’Onofrio. C’est lui qui a conseillé Fornieri à Venanzi. Il y a aussi eu cette déclaration de Fornieri où il disait que s’il s’engage dans le football, ce serait aux côtés de D’Onofrio. Actuellement, l’ancien homme fort du Standard semble arriver sur la fin de son parcours à l’Antwerp. Il a redressé le club en trois quatre ans, l’amenant en Europe et en décrochant une Coupe de Belgique. Désormais, il aspire à prendre un peu de recul pour penser à lui et à sa santé, mais ça ne veut pas dire qu’il ne reviendra pas. »

Une piste étrangère est-elle envisageable ? « Bruno Venanzi pense en priorité à trouver un investisseur liégeois. Il a toujours voulu garder une coloration liégeoise au sein de la structure du club. C’est un supporter lui-même, il sait bien que travailler local est une façon idéale de s’identifier au club. Ce qu’il veut c’est un partenaire sérieux. »

 
 
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