Coronavirus: ne pas se faire tester et rester chez soi n’est «pas du tout une bonne idée», alarme le Centre de crise

Coronavirus: ne pas se faire tester et rester chez soi n’est «pas du tout une bonne idée», alarme le Centre de crise

Ne pas se faire tester en cas de symptômes grippaux ou de perte de goût ou de l’odorat et rester chez soi n’est « pas du tout une bonne idée », a mis en garde mercredi Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral sur le coronavirus, lors de la conférence de presse du Centre de crise, de Sciensano et du SPF Santé publique. « Un test sauve des vies, même s’il ne s’agit que d’un refroidissement », a abondé son collègue Steven De Gucht.

Les médecins généralistes signalent que de plus en plus de personnes préfèrent rester à la maison, ne pas se faire tester et attendre. « Ce n’est pas du tout une bonne idée », répond Yves Van Laethem. En se testant, on sait non seulement si on est infecté par le Covid mais ne pas le faire a aussi un impact sur la rupture de la chaîne de transmission, pointe-t-il.

30 % des personnes présentant des symptômes sont positives

Un peu plus de trois personnes sur dix présentant des symptômes sont positives et la recherche des contacts (tracing) montre qu’il y a en moyenne trois contacts étroits avec une personne infectée. En moyenne, un de ces contacts pourra donc être devenu positif et transmettra ensuite le virus à au moins une autre personne, calcule le porte-parole interfédéral.

« À un moment, cela touchera quelqu’un de plus fragile et qui développera des symptômes », prédit-il. Cette personne devra alors peut-être être hospitalisée et pourrait même décéder des suites du virus.

« Si vous ne vous faites pas tester, les chiffres vont plafonner au même niveau et le taux de reproduction ne diminuera pas en dessous de 1 », craint Yves Van Laethem. Les contacts ne savent en effet pas qu’ils ont été exposés et ils ne s’isoleront dès lors pas pendant une courte période. Or, le but est de faire baisser les chiffres. Il est donc très important de signaler au médecin des symptômes compatibles et qu’un test puisse être effectué. « Un test peut sauver des vies », conclut le porte-parole interfédéral.

 
 
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