Ryanair: la CNE demande l'interdiction de licencier pendant le chômage temporaire

Ryanair, qui comme de nombreuses compagnies aériennes fait face aux turbulences de la Covid-19, a annoncé après l'été son intention de licencier du personnel de cabine en Belgique. Le nombre de licenciements a été revu plusieurs fois à la hausse et ce sont 172 emplois qui seraient actuellement menacés, parmi le personnel basé à Charleroi et Zaventem.

Début novembre, la compagnie irlandaise a annoncé aux syndicats sa décision de clôturer la phase un d'information et de consultation, au grand dam des représentants des travailleurs, la CNE constatant que "le dialogue est rompu".

Le syndicat ne comprend pas que Ryanair s'entête à procéder à de coûteux licenciements alors qu'elle bénéficie du chômage temporaire en Belgique, affirme jouir d'une trésorerie particulièrement solide et se targue d'avoir d'importantes perspectives de croissance une fois que la crise sanitaire sera passée. "Cette attitude ne peut s'expliquer que par le fait que ses travailleurs lui ont fait savoir qu'ils refusaient de discuter de baisse de salaire, ce qui peut se comprendre quand on sait que la majorité sont payés au minimum légal", estime la CNE.

Cette dernière et son pendant flamand en appellent au ministre fédéral de l'Économie et du Travail, Pierre-Yves Dermagne, pour qu'il intervienne dans le dossier Ryanair.

Les syndicats demandent en outre une révision de la loi. Cette dernière interdit les licenciements en période de chômage économique, mais elle ne concerne que les licenciements avec préavis prestés, les licenciements avec paiements d'indemnités compensatoires de préavis étant encore autorisés. "Cette situation est absurde et va à l'encontre du la finalité première du chômage temporaire qui est de préserver le maintien à l'emploi", juge la CNE.

 
 
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