Appel de plus de 160 entreprises technologiques contre la concurrence déloyale de Google

Les signataires sont notamment des comparateurs de produits, de voyages, d'offres d'emplois mais aussi des éditeurs de presse, entre autres représentés par LaPresse.be.

"Malgré une entrée tardive sur chacun de ces marchés, Google a atteint une échelle et une portée dominante en un rien de temps. Comme aucun service auparavant, Google a amassé des données et un contenu pertinents pour entrer en concurrence sur ces marchés au détriment des autres - nous", alertent les signataires. Ils affirment que Google est parvenu à s'imposer, non pas grâce à ses mérites, mais en tirant parti d'avantages indus au moyen d'un traitement préférentiel de ses propres services au sein de ses pages de résultats de recherche générale, et ce par l'affichage de différentes formes de résultats groupés de recherche spécialisée (désignés sous l'appellation "OneBoxes"). Celles-ci sont en effet affichées au-dessus des résultats de recherche générique.

"Aucun service concurrent n'est en mesure de compiler et de placer des

boîtes d'affichage équivalentes au sein des pages de résultats de recherche générale de Google, quand bien même ils pourraient fournir des résultats plus pertinents que le service de Google", estiment-ils.

"Les différentes fonctionnalités des interfaces directement intégrées par Google dans ses pages de résultats de recherche générale continuent d'adopter de plus en plus ce que nous proposons sur nos sites Web", poursuivent-ils. "Ainsi, s'il était déjà préjudiciable que par le passé ces boîtes d'affichage servent simplement de 'teasers' pour détourner les utilisateurs vers des sites Web Google autonomes et distincts, à présent et de manière croissante, elles proposent purement et simplement aux consommateurs des services de recherche spécialisée directement au sein des pages de résultats de recherche générale de Google, écartant toute possibilité de les éviter."

Il s'agit pour eux, purement et simplement, d'un abus de position dominante. Une décision de la Commission européenne de 2017 allait d'ailleurs dans ce sens. Elle interdisait à Google de promouvoir ses propres services au sein des pages de résultats de recherche de son service dominant de recherche générale. Mais force est de constater, que trois ans plus tard, aucun changement significatif n'a été opéré, indiquent les entreprises et fédérations dans leur lettre. Ils appellent instamment la Commission à faire exécuter sa décision de 2017.

 
 
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