Accueil Opinions Chroniques

«Vous avez de ces mots»: Viva la {remontada}!

Embargo ou flamenco pour l’espagnolisme lexical ?

Article réservé aux abonnés
Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

On sentait la remontada du candidat démocrate depuis ce matin. Joe Biden est désormais devant Trump dans cet État du sud [la Géorgie] avec 917 voix d’écart. » Dans cette information de France Inter, publiée le 6 novembre dernier, ressurgit un néologisme proposé aux lecteurs du Soir et aux internautes comme « nouveau mot de l’année 2018 »  : le nom féminin remontada.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

9 Commentaires

  • Posté par Marlier Jacques, samedi 14 novembre 2020, 23:45

    Comme toujours, une réflexion intelligente, posée et drôle à la fois... mais je reste amer devant l'apparent refus de notre linguiste préféré de "se mouiller" face à ce que je considère comme une fainéantise intellectuelle de nos principaux "communicants" (journalistes et politiques) en matière de choix des termes à utiliser pour expliquer tous les problèmes liés à la pandémie actuelle. Dans l'urgence, ce qui compte, c'est d'être compris le plus vite et le mieux possible, et non laisser béatement "librement évoluer la langue, qui finira toujours par choisir et définir correctement son vocabulaire". Savoir que les termes testing, tracing, task force, etc, finiront par être compris par tous en 2024 m'est parfaitement égal, c'est MAINTENANT que les notions correspondantes doivent être comprises, et pour cela il m'apparaît que les linguistes auraient dû se mouiller, monter sur le pont et pas seulement se gargariser de jolis mots et de jolies phrases... mais bon! qui sait? je n'aime peut-être pas encore assez ma pourtant très chère langue française. J. Marlier. Traducteur médical retraité.

  • Posté par Michel Francard, lundi 16 novembre 2020, 12:59

    "pandémie", bien sûr...

  • Posté par Michel Francard, lundi 16 novembre 2020, 12:58

    Bonjour, Monsieur Marlier. Puis-je vous demander, avant de déplorer – à répétition – une prétendue frilosité de ma part vis-à-vis des anglicismes dans la communication liée à la pandémmie, de relire certains de mes billets antérieurs ? En particulier celui-ci : https://plus.lesoir.be/286411/article/2020-03-13/contre-le-social-distancing-tout-contre

  • Posté par Coets Jean-jacques, dimanche 15 novembre 2020, 11:42

    Je suis bien d'accord avec vous. Les journalistes francophones qui écrivent dans un journal francophone qui s'adressent aux francophones devraient se limiter ET s'astreindre à écrire en français ! Bien que l'anglais soit ma 2e langue maternelle, j'en ai marre de ces "clusters, tracking, testing, task force, match, balance (hoo que je déteste "balance entre" comme si équilibre sentait le "pâté" !)..." Comme vous le dites très bien, il est question d'informer sur des choses graves ! Alors, oui, merci de le faire dans la seule langue que tous les francophones comprennent et pas un sabir indigeste de mots anglais imposés et mal utilisés.

  • Posté par Rahier Pierre, vendredi 13 novembre 2020, 15:26

    Pas de remontada dans le Petit Robert 2021. C'est normal, cet emprunt à l'espagnol est dispensable. Personnellement, je m'en tiens à remontée.

Plus de commentaires

Aussi en Chroniques

Chronique «Je crois à la vertu des petits peuples»

Le trajet accompli est immense, mais il reste tant de livres néerlandophones à découvrir. La revue « Septentrion » fête 50 ans de publications d’informations culturelles sur le monde néerlandophone, pour le rapprocher de la francophonie. Un projet jugé téméraire à l’époque.

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs