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Le coronavirus accentue les inégalités scolaires: jusqu’à 6 mois de retard

Après dix mois d’enseignement perturbé par une alternance des modes d’étude, quelles sont les conséquences en matière d’apprentissage sur les élèves ? Coup de sonde dans les écoles et centres PMS de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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Temps de lecture: 5 min

Trois mois d’enseignement à distance, deux mois de vacances, une reprise des cours chamboulée par un absentéisme croissant. La pandémie de covid-19 a entraîné une perturbation de l’offre éducative amenant des craintes multiples. Après deux mois de rentrée et avant une reprise des cours d’ici quelques jours, nombreux sont les professionnels du fondamental et du secondaire à constater des lacunes chez leurs élèves. C’est notamment le cas de Karin Verlinden, psychologue et directrice du centre psycho-médico-social (PMS) libre de Bruxelles. « La politique a été de ne pas pratiquer le redoublement. On se retrouve donc avec des élèves qui ont réussi sans pour autant avoir le bagage pédagogique suffisant. »

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20 Commentaires

  • Posté par LIENARD NORBERT, vendredi 13 novembre 2020, 17:23

    Et si on en faisait une "année blanche " pour du beurre? C est quoi une année dans une vie?

  • Posté par Jaspers Marie, vendredi 13 novembre 2020, 20:28

    Pensez-vous vraiment que la majorité des élèves prendraient plaisir à faire quoi que ce soit pour du "beurre"? Et vous-même, aimez-vous travailler pour du "beurre"???

  • Posté par Naze Guy, vendredi 13 novembre 2020, 12:53

    Situation vécue lors du premier confinement. Deux écoles primaires séparées de quelques kilomètres, l'une avec un public souvent favorisé, l'autre avec un public beaucoup plus mélangé. La première fournit énormément d'efforts, avec chaque semaine du travail à faire, des choses facultatives pour celui qui en voulait plus, et des contacts individuels. La seconde ne fournit quasi rien (quelques fois quelques maigres feuilles généralement avec un niveau inadapté) - contacté, son directeur ne veut pas donner plus pour "ne pas creuser les inégalités". Résultat: les élèves favorisés ont bénéficié d'un encadrement important, ont continué à travailler et n'ont rien perdu (voire ont progressé), les autres ont sombré... La ministre, contactée, n'y trouve rien à redire car la circulaire d'alors ne donnait aucun minimum à fournir aux élèves, pour laisser toute "liberté pédagogique". Kafkaïen !

  • Posté par LIENARD NORBERT, vendredi 13 novembre 2020, 17:13

    Pourquoi donner plus de travail dans la deuxième école en sachant que le travail ne sera pas fait et que les enfants paniqueront et les parents aussi avec quand même aucun résultat, il ne faut pas être hypocrite

  • Posté par Chalet Alain, vendredi 13 novembre 2020, 12:50

    Lutter contre les inégalités se réduit trop souvent à handicaper les meilleurs. Devons-nous d'ailleurs éliminer toutes les inégalités? Beaucoup d'entre elles, dans tous les domaines, ne sont que justes et finalement bénéfiques pour tout le monde.

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