Les Cats assurent face au Portugal même sans Emma Meesseman (49-59)

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Les Cats ne sont pas aussi dépendantes d’Emma Meesseman que redouté. En l’absence de sa meilleure joueuse, une première en matchs officiels depuis l’ascension entamée il y a 5 ans et qui l’a propulsée à la 7e place mondiale, l’équipe nationale féminine a repris le fil de ses ambitions sans trembler. Dans la bulle d’Odivelas, près de Lisbonne, les Belges ont engrangé une 3e victoire en autant de match de qualification pour l’Euro 2021, qui constituerait leur troisième d’affilée et doit leur servir de tremplin en juin vers les Jeux olympiques. Si les Cats enchaînent samedi face à l’Ukraine, elles valideront leur ticket pour le tournoi partagé entre Strasbourg et Valence avant les deux dernières rencontres de février.

Les Ukrainiennes de Iagupova, ailière quasiment inarrêtable, sont les seules vraies rivales des Belges dans la course à la première place, la seule qui garantit à ses 9 détenteurs une place à l’Euro. C’est donc dans cette optique qu’il convient d’analyser leur prestation face au Portugal, une sélection hargneuse et courageuse mais intrinsèquement inférieure. Témoin, peu importe l’absence conjuguée de Meesseman et de Kyara Linskens, l’autre titulaire habituelle de leur raquette, les Cats n’ont été menées qu’une fois, à 10-9, et leur succès n’a souffert une légère discussion qu’à 45-56. Moment choisi par Julie Allemand pour rassurer toute l’équipe d’un tir à distance crucial. La meneuse liégeoise a livré une prestation très honorable (9 pts, 6 rbs, 8 ass), mais elle a surtout assumé son rôle de leader, au même titre que Kim Mestdagh et Jana Raman, les deux autres lieutenantes les plus attendues.

Globalement, ce match a donc été géré de bout en bout, à défaut d’atteindre la qualité de jeu que sont capables de proposer les Belges, à l’image de leurs… 26 pertes de balles ! Quelques séquences plus abouties et une application défensive rarement prise en défaut ont suffi à faire la différence, de 10-16 au quart-temps à 15-32 à la pause et jusqu’à 24-48 dans la foulée. Des douze Cats lancées par le coach Mestdagh, on retiendra en particulier la sobriété de Billie Massey, la jeune pivot de 20 ans qui a bien habité la raquette désertée, alors qu’Ann Wauters, sans club ni rythme à 40 ans, y a logiquement manqué d’allant. Mais l’essentiel, pour cette reprise à huis clos aux allures de piège, c’est la victoire. Car il en allait de la continuité de cette équipe nationale qui va maintenant pouvoir se projeter sereinement sur l’Ukraine, avec le confort des 17 points d’écart conquis il y a un an en ouverture de cette campagne qualificative.

 
 
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