L’immunité de groupe sans vaccin est un leurre, rappelle Sciensano

Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de Sciencano, a expliqué ce que c’était l’immunité de groupe. « L’immunité de groupe ne conduit en aucune matière à l’élimination du virus », rappelle-t-il.

Grâce à l’immunité de groupe établie d’une part par l’infection et d’autre part le vaccin, on passe de situation épidémique aiguë, telle qu’on les connaît actuellement à un état endémique. Lors d’une épidémie, on a des phénomènes explosifs, avec des surcharges du système de santé. L’équilibre qui s’établit dans une situation endémique fait que le virus est présent à un faible niveau avec moins d’impacts sur la société. Malgré tout il peut il y avoir des petites flambées à certains moments.

C’est ce qu’on voit, chaque année en hiver, avec les virus respiratoires, la grippe est un d’entre eux.

Le porte-parole a insisté sur le fait que « la recherche naturelle d’immunité de groupe c’est-à-dire sans un vaccin est un leurre, sauf si on est prêt à payer un prix important en vies humaines et en destruction du système de santé pour d’autres pathologies ».

« Avec un virus comme le covid, c’est-à-dire avec une mortalité 5 fois plus que la grippe, dans un pays comme la Belgique, on peut s’attendre à au moins 60.000 décès à comptabiliser ».

La seule option est d’attendre un bon vaccin en limitant nos contacts et en respectant les mesures anti-coronavirus. « Plusieurs vaccins arriveront au printemps, le vaccin ne va toutefois pas tout résoudre », prévient l’infectiologue.

 
 
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