Le secteur du commerce alimentaire menace de mener des actions

Le préavis d'actions introduit vendredi sera d'application dès lundi.

Les syndicats revendiquent l'élaboration d'un guide sectoriel qui cadre la sécurité des travailleurs, une prime pour les efforts consentis dans les conditions actuelles de la crise sanitaire, des indemnités complémentaires en cas de chômage temporaire (corona, arrêt maladie et quarantaine) et l'assimilation de l'ensemble des périodes de maladie et/ou de chômage temporaire covid pour le calcul des primes de fin d'année.

Deux réunions ont déjà été organisées avec les employeurs mais il s'agissait d'un dialogue de sourds, selon le syndicaliste. "Aucune de nos revendication n'a été entendue."

"Le front commun en a assez du mépris des patrons envers leurs travailleurs, envers ceux qui produisent leurs richesses! Trop, c'est trop", assure le front commun syndical.

Il n'y aura toutefois pas d'actions durant les élections sociales, a assuré Tangui Cornu de la FGTB Horval, mais ce pourrait être le cas fin novembre.

La CP 119 concerne environ 37.000 travailleurs, de petites, moyennes et grandes entreprises alimentaires en gros ou de détail.

"Les grandes entreprises de la distribution ne veulent pas que leur personnel dépende d'un accord sectoriel. Si nous sommes un secteur essentiel, ce ne sont pas seulement les employés de quelques entreprises qui font un grand effort, mais c'est l'ensemble du secteur", a souligné le représentant syndical malgré les différences existantes. En effet, si certaines entreprises pâtissent de la fermeture de l'horeca, d'autres ont augmenté de manière spectaculaire leur chiffre d'affaires grâce à la crise.

Une nouvelle consultation est prévue le 18 novembre. "Si nous ne sommes pas entendus, nous devrons malheureusement aller plus loin", a conclu M. Cornu.

 
 
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