F1: des difficultés pour Mercedes lors des essais libres du GP de Turquie, «c’est une patinoire»

Lewis Hamilton
Lewis Hamilton - Photo News

Sur la piste extrêmement glissante de l’Istanbul Park -- qui en a piégé plus d’un, sans gravité toutefois --, le Néerlandais de Red Bull a signé le meilleur chrono de chacune des deux séances.

S’offrira-t-il sa première pole de 2020 samedi entre 15h00 et 16h00 locales (13h00-14h00 belges), sous la pluie selon les prévisions de Météo France pour la Fédération internationale de l’automobile (FIA)?

Il termine en tout cas la journée 401/1000 devant le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), 575/1000 devant le Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes) et 850/1000 devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes).

Après 2008 avec McLaren et 2014, 2015, 2017, 2018 et 2019 avec Mercedes, Hamilton a ce week-end une première occasion d’égaler le record de sept titres mondiaux de l’Allemand Michael Schumacher.

Avant cette 14e manche sur 17, le Britannique a 85 points d’avance sur son dernier rival Bottas. Pour ceindre la couronne, il lui faut conserver 78 longueurs d’avance après la course (26 par GP restant). Pour l’en empêcher, le Finlandais doit donc marquer au moins huit points de plus que lui. Or il ne l’a battu qu’à trois reprises cette saison.

Pour Mercedes, ce sera quoi qu’il advienne, à terme, un 7e sacre consécutif chez les pilotes depuis 2014. Le titre des constructeurs, le 7e d’affilée également, les Flèches d’argent l’ont décroché lors de la manche précédente.

«Patinoire»

L’Istanbul Park ne figurait pas au calendrier initial de 2020. La pandémie de nouveau coronavirus a orchestré les retrouvailles, à huis clos, entre la catégorie reine du sport automobile et un circuit qu’elle a visité à sept reprises entre 2005 et 2011.

Si une grande partie de la grille découvrait donc le tracé vendredi, certains de ses grands noms s’y sont illustrés par le passé: Hamilton en 2010, l’Allemand Sebastian Vettel en 2011 et le Finlandais Kimi Räikkönen en 2005.

Difficulté supplémentaire de cette (re)découverte, la piste a été resurfacée il y a quinze jours, ce qui explique que son asphalte tienne pour l’heure plus de la «patinoire», «de la merde avec un grand M», selon les termes choisis par Hamilton.

Bottas et lui ont souffert de ce manque d’adhérence. Et le plus en difficulté des deux, le sextuple champion du monde pour quelque temps encore du moins, rit jaune.

«C’est un peu un désastre, admet-il. Les pneus ne fonctionnent pas. Comme dans une voiture de route sur la glace, c’est terrifiant tout du long. (...) Red Bull, par contre, s’en sort très bien, poursuit-il. Nous avons un peu de boulot ce soir à essayer de comprendre ce que nous pouvons changer.»

La pluie attendue samedi et dimanche pourrait-elle faire les affaires de celui qui l’apprécie tout particulièrement ? «Nous aurions probablement toujours des difficultés mais ça rendrait les choses exaltantes», estime le Britannique.

Plus à l’aise, outre Red Bull (avec également le Thaïlandais Alexander Albon 5e), sont les Ferrari (avec Leclerc 2e et son équipier allemand Sebastian Vettel 8e) et les AlphaTauri (avec le Russe Daniil Kvyat 6e et le Français Pierre Gasly 7e).

 
 
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