Georges Leekens avant Belgique - Angleterre: «On ne garde rien du match contre la Suisse»

Georges Leekens avant Belgique - Angleterre: «On ne garde rien du match contre la Suisse»

Sélectionneur de la Belgique entre 1997 et 1999 puis entre 2010 et 2012, Georges Leekens garde un œil attentif sur les prestations des Diables rouges. Pour nos éditions dominicales, il a accepté d’analyser sans langue de bois l’actualité des troupes de Roberto Martinez.

Le premier sujet de conversation concerne l’enchaînement des rencontres, les Belges ayant affronté la Suisse (2-1) mercredi dernier en match amical avant de croiser le fer avec l’Angleterre ce dimanche puis le Danemark mercredi prochain dans le cadre de la Ligue des Nations. « On ne garde rien du match contre la Suisse pour celui de ce soir », lance Georges Leekens. « Il s’agit de rencontres tout à fait différentes. En milieu de semaine, Roberto Martinez en a surtout profité pour offrir du temps de jeu à des jeunes qui n’ont pas encore tous le niveau de l’équipe A. Certains, comme Youri Tielemans, ont marqué des points. Et le sélectionneur a raison. À l’époque, je me suis aussi servi de joutes amicales pour lancer des espoirs qui sont devenus par la suite d’excellents joueurs. Bref, c’est une manière de préparer l’avenir. Et c’est important, surtout quand on possède une génération dorée. »

La Ligue des Nations touche à sa fin. C’est une bonne nouvelle car le calendrier est extrêmement chargé. « Je suis tout de même favorable à l’organisation de cette compétition. C’est la meilleure des moins bonnes solutions », reprend Leekens. « La Ligue des Nations permet d’éviter les amicaux qui, comme je viens de le dire, ont donc une utilité spécifique surtout pour l’apprentissage des plus jeunes. Par contre, cette compétition permet d’obtenir de vrais tests en vue d’échéances plus importantes. Mais il faut rappeler qu’il y a tout de même un trophée au bout du compte. Et ce serait bien de l’emporter afin de faire le plein de confiance avant l’Euro. »

L’Euro, tel est l’objectif suprême des protégés de Roberto Martinez. « On a vu que Michy Batshuayi n’a pas perdu le sens du but. Par contre, des joueurs comme lui ont besoin de temps de jeu en club. À mon époque, Filip De Wilde ne jouait pas beaucoup au Sporting du Portugal. Je lui avais dit de trouver une solution et il est revenu à Anderlecht. Au RSCA, il a repris confiance. Tout ça pour affirmer que les choix individuels sont cruciaux. C’est au quotidien qu’il faut prouver au sélectionneur qu’on a le niveau pour être repris chez les Diables. Car en sélection, les places sont très chères ».

 
 
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