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Marius Gilbert sur le port du masque dès 6 ans: «II n’y a pas d’étude qui montre qu’il s’agit d’une mesure efficace»

Pour l’épidémiologiste Marius Gilbert, le port du masque dès l’âge de six ans, aurait surtout un impact « psychologique plutôt qu’épidémiologique ».

Temps de lecture: 2 min

L’épidémiologiste Marius Gilbert était l’invité de Matin Première sur la RTBF. Le virologue a commenté la décision de la commune de Courcelles qui a décidé vendredi d'imposer à partir de ce lundi le port du masque à l'école dès l'âge de six ans.

« Pas d’étude qui montre qu’il s’agit d’une mesure efficace »

Pour l’expert en épidémiologie, « il n’y a pas d’étude qui montre qu’il s’agit d’une mesure efficace (...) il n’y a pas d’avis tranché ». Selon lui, cette mesure aurait surtout un impact « psychologique plutôt qu’épidémiologique ».

« Les enfants portent moins de risques de transmission »

Selon Marius Gilbert, « la transmission peut se faire dans les écoles, mais pas dans des proportions alarmantes ». L’expert a d’ailleurs rappelé que « les enfants étaient bien plus souvent asymptomatiques que les adultes et qu’ils portaient moins de risques de transmission ».

Dans la DH, Yves Coppieters n’est pas favorable à cette mesure dont les bénéfices seraient minimes, selon lui. L’épidémiologiste et professeur de Santé publique à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). explique que « cette mesure est inspirée de ce qui a déjà été décidé en France, mais elle n’a jamais été validée par des experts en Belgique. Les avis qui ont été émis sont d’ailleurs contraires. »

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16 Commentaires

  • Posté par Vigneron Anne, lundi 16 novembre 2020, 16:21

    Quel âge ont les rédacteurs de ces commentaires. Je pense que certains sont morts de trouille

  • Posté par Andre Georges-marc, lundi 16 novembre 2020, 15:36

    Le masque a une efficacité certaine, mais des effets négatifs tout aussi évidents. Qu'il soit imposé là où la concentration de population fait que les échanges de virus et microbes sont causes de risques, est une très bonne chose dans les temps qui courent. Qu'il soit imposé à des gosses qui ne courent aucun risque et on besoin de s'exprimer, s'ouvrir, apprendre et s'extérioriser en est une autre. Qui plus est, la crise une fois passée, nous n'avons aucun doute sur le fait que nous verrons fleurir quantité d'études sérieuses ou non qui nous dirons que le masque lui-même nous a fait courir bien des risques en nous faisant respirer nos propres miasmes. Bref, il nous convient de raison garder!

  • Posté par Nottet Pierre, lundi 16 novembre 2020, 13:32

    A l'inverse, aucune étude n'a démontré l'inefficacité totale de cette mesure. (Je viens de vous lire, Mr Liénard !). Qui peut le plus peut le moins. Je comprends la mesure de la Bourgmestre. Le diagramme paru dans cette même édition sur la contamination, e.a. dans les classes est édifiant !

  • Posté par Heneffe Jean-marie , lundi 16 novembre 2020, 11:42

    ...et excellent Marius Gilbert. Les gens prétendûment informés ignorent l'étendue de leur ignorance. Un vrai expert se reconnait à sa modestie. Bien que très renseigné, il a conscience "de la vastitude du thème et des limites subséquentes de sa propre connaissance". C'est l'effet Dunning-Kruger (cf. Trends/Tendances du 15/09).

  • Posté par Harry Dorchy, lundi 16 novembre 2020, 11:21

    Les anti-masques sans preuve (le plus connu: Donald Trump) devraient lire dans le journal Le Monde: « Pourquoi n’y a-t-il pas de preuves de l’efficacité des masques ? » ATTENTION, FAUSSE INFORMATION L’efficacité du port du masque est documentée dans la littérature scientifique, avec un large consensus en sa faveur (Howard et al. Face masks against covid-19: an evidence review. PNAS 2020; vol XXX, n° XX). Concrètement, il réduit le risque de contagion – de 17 % au minimum pour un masque en tissu et de 79 % pour un masque N95 –, selon une analyse de l’université de Tokyo citée par NHK News. Plusieurs études de cas ont confirmé son utilité, comme ces coiffeuses positives au Covid-19, mais qui, grâce au port du masque, n’ont pas contaminé un seul de leurs 139 clients. A l’inverse, dans un car chinois bondé, 23 personnes avaient été contaminées par une seule personne ne portant pas de masque.

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