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Policiers agressés à Ixelles: le syndicat SNPS appelle ses membres à faire la «grève des amendes»

Suite à l’agression de trois policiers à Ixelles ce week-end, le syndicat de police SNPS demande à ses membres d'arrêter d'infliger des amendes.

Temps de lecture: 2 min

Le président du Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS), Carlo Medo, a appelé lundi les agents à ne plus émettre d’amendes liées aux mesures de lutte contre le Covid-19 à la suite de la remise en liberté de trois personnes interpellées samedi après un incident survenu à Ixelles.

Il a expliqué qu’il s’agissait d’un appel au secours de la part du personnel. «Les policiers sont à bout. Ils se sentent comme un punching ball pour tout ce qui ne va pas dans la société depuis des années», a-til affirmé lors de l’émission De Ochtend de la VRT-radio.

«Appel à l’aide du personnel »

Trois agents de la police locale d’Ixelles ont été légèrement blessés, samedi après-midi, lors d’un contrôle d’identité lié à la lutte contre le coronavirus. Trois personnes ont été interpellées. Présentées au parquet, elles ont été remises en liberté après audition, selon le parquet de Bruxelles.

Le président du SNPS a admis lundi qu’il était délicat d’appeler à une grève des amendes. «C’est un appel à l’aide du personnel. »

Mais selon M. Medo, cet appel a un objectif plus large que le simple incident du week-end dernier.

« Un maillon essentiel pour faire face à cette crise»

Le syndicat de la police réclame d’urgence une concertation avec les ministres de la Justice et de l’Intérieur, Vincent Van Quickenborne (Open Vld) et Annelies Verlinden (CD&V). Pour évoquer non seulement des mesures destinées à fournir une meilleure protection des policiers - comme l’utilisation de «bodycams», ces petites caméras que les policiers portent sur leur corps et qui enregistrent les interactions avec le public - mais aussi le statut de la police et une prime liée au coronavirus.

«Nos gens travaillent jour et nuit depuis mars. Personne ne veut nous reconnaître comme un maillon essentiel pour faire face à cette crise», a justifié M. Medo.

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19 Commentaires

  • Posté par Henrotin Christophe , lundi 16 novembre 2020, 14:02

    Sans connaitre les tenants et aboutissants de cette affaire, il est quand même très interpellant de constater que dans un climat de Covid 19 couplé à une recrudescence de violence terroriste chez nos voisins, le parquet, par l'intermédiaire d'un de ses membres, décide de simplement libérer des individus avec ordre de quitter le territoire dans un dossier qui semble être d'une gravité extrême. Je suis absolument contre le climat sécuritaire et la perte de nos droits fondamentaux en ce moment, mais le respect des personnes qui oeuvrent pour notre sécurité (police, pompiers, ambulanciers,...) est une chose sur laquelle la justice devrait être intransigente. Et cet exemple ne vas absolument pas dans ce sens. Courage aux policiers-eres blessés-ées et à toutes ces personnes qui doivent vivre ces agressions verbales et/ou physiques à longueur de temps.

  • Posté par Van Haesendonck Eric, lundi 16 novembre 2020, 12:43

    Je comprends cette grève. Que l'on permette aux policiers de pourchasser les criminels et protéger la population plutôt que de leur faire respecter des mesures covid a l'efficacité douteuse et considérées comme oppressives par la population et ça ira mieux.

  • Posté par Albin S. Carré, lundi 16 novembre 2020, 11:49

    Moins de harcèlement ne pourra que faire un bien fou à la population!

  • Posté par Dupont Jean, lundi 16 novembre 2020, 11:33

    Ce syndicat est ultra raciste selon les articles du soir. Jamais vu cela de mémoire de gauchos.

  • Posté par Lambert Jean-Paul, lundi 16 novembre 2020, 11:30

    Les «bodycams» sont utilisées dans beaucoup de pays et avec un suivi sérieux on peut voir le comportement de l'un et l'autre sans appel mais ce n'est pas rentable. Les radars eux ont poussé comme des champignons et là c'est très vite rentable.

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