La Wallonie lance une consultation populaire pour réinventer l’après-coronavirus

La Wallonie lance une consultation populaire pour réinventer l’après-coronavirus

La Wallonie lance ce lundi la consultation populaire prévue dans le cadre de son plan de relance Get up Wallonia. D’une durée de cinq semaines, l’initiative est censée permettre à chaque citoyen d’avancer ses propres propositions pour envisager l’après-covid, via la plateforme ’mawallonie.be’ ou en remplissant un questionnaire disponible dans les administrations communales et les espaces Wallonie.

Ce processus de consultation permettra de poser, le plus rapidement possible, les jalons du redressement durable de la Région, a expliqué ce lundi le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, en rappelant une nouvelle fois à quel point la situation est compliquée « et risque encore de s’aggraver dans les mois qui viennent avec les faillites qui s’annoncent et des pertes massives d’emplois. »

Sortir des sentiers battus

Dans ce contexte, « il faut d’urgence réveiller les consciences, dire la vérité aux citoyens, sortir de la critique et avoir un sursaut de toutes les forces vives » appelées à prendre position sur l’avenir de la Wallonie, a-t-il poursuivi.

« Nous nous rendons compte qu’il est très difficile de venir avec des propositions de rupture », a admis Elio Di Rupo qui compte dès lors sur l’avis des Wallons pour « sortir des sentiers battus ».

Concrètement, la consultation se décline en ligne, sur la plateforme web mawallonie.be ou en version papier, via des documents envoyés ce lundi dans les espaces Wallonie et les administrations communales. Les citoyens intéressés pourront y partager librement leurs propositions selon six thématiques définies ou donner leur avis en répondant à un questionnaire.

Double analyse

Les données collectées jusqu’au 21 décembre feront l’objet d’une double analyse, visant d’une part la hiérarchisation des thématiques et des propositions des citoyens et, d’autre part, la mise à jour des consensus et dissensions entre ces différentes propositions. Toutes les contributions, traitées sur un pied d’égalité, seront intégrées dans la démarche. Elles ne seront ni interprétées, ni modifiées. Une synthèse sera ensuite transmise au gouvernement qui compte sur la mise en place des premières mesures dès le mois de mars, « voire début avril si l’on prend un peu de retard », a indiqué le ministre-président régional.

Une campagne de communication accompagne par ailleurs le lancement de la consultation populaire. « Nous allons essayer d’expliquer, de convaincre, d’être transparents vis-à-vis des citoyens. Mais c’est à chacun de saisir l’opportunité de ce processus d’une ampleur inédite », a-t-il conclu.

 
 
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