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La Hongrie et la Pologne bloquent le budget européen

Deux pays ont en effet exprimé des « réserves » sur deux éléments, bloquant l’unanimité nécessaire pour poursuivre la procédure.

Temps de lecture: 2 min

Aucun accord n’a pu être obtenu lundi au niveau des 27 pour l’adoption des textes sur le prochain budget à long terme de l’UE et le vaste instrument de relance européen pensé pour relever l’économie après la pandémie de Covid-19. Deux pays ont en effet exprimé des « réserves » sur les deux éléments, bloquant l’unanimité nécessaire pour poursuivre la procédure, a dévoilé dans l’après-midi Sebastian Fischer, porte-parole au niveau de la présidence allemande du Conseil.

Les ambassadeurs des 27 Etats membres (Coreper II) auprès de l’UE étaient rassemblés lundi à Bruxelles, avec l’espoir de donner le feu vert des Etats d’une part à l’accord provisoire sur le « MFF », le cadre financier de l’UE pour les années 2021-2027, et d’autre part à la décision sur les ressources propres.

Menace sur le plan de relance ?

Cette dernière est le texte qui juridiquement permettra à l’exécutif européen d’emprunter 750 milliards d’euros sur les marchés des capitaux pour alimenter son plan de relance post-coronavirus, baptisé « Next Generation EU ». Cet instrument s’adosse et s’additionne au budget des 7 prochaines années, qui devrait atteindre 1.074,3 milliard d’euros, selon l’accord dégagé au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement en juillet dernier.

La Hongrie et la Pologne avaient cependant menacé ces derniers jours d’opposer leur véto à l’adoption du budget et des bases de l’instrument de relance, à cause d’un mécanisme liant l’octroi des fonds européens au respect des principes fondamentaux dont l’Etat de droit. Début novembre, les négociateurs du Parlement européen et du Conseil (Etats membres) avaient atteint un accord sur un tel mécanisme de conditionnalité, une des revendications phares du Parlement.

Le budget des 7 prochaines années doit recevoir le feu vert du Parlement européen, mais doit aussi recueillir l’unanimité des 27.

Hongrie et Pologne ont mis leurs menaces à exécution lundi, bloquant pour le moment la poursuite du processus.

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38 Commentaires

  • Posté par paulina tryba, mardi 17 novembre 2020, 17:46

    Oh la méchante Pologne et la Hongrie... Mais les eurodéputés (allemands) qui parlent de les affamer, ça il n'y a pas de soucis. Historiquement c'est ironique. L'Europe s'est voulue reconstruite sur des principes de liberté, de démocratie, et d'indépendance. Pourtant, l'Europe de nos jours pense qu'il est acceptable de forcer deux de ses états membres a accepter un mécanisme (qui n'est nullement prévu par aucun des traités) destiner a diminuer leur souveraineté en essayant de l'inclure dans le plan de relance post corona. Et puis ils osent dire aux journalistes "regardez ces méchants, ils bloquent la relance"... Déplorable vraiment. Et le pire, c'est que si on a pas un hongrois ou un polonais dans son entourage pour avoir une meilleure idée de ce qui se passe la pas depuis 2012, on ne peut que croire toute cette propagande. Pas étonnant que ce soient ces deux pays qui ont subi le nazisme et ensuite le communisme qui s'opposent aussi viruleusement a la dictature Européenne.

  • Posté par winkler ulrich, lundi 16 novembre 2020, 22:20

    Les campagnes Hongroises et Polonaises sont d'une profonde débilité ....Budapest et Varsovie sont l'inverse ....Un peu de patience ....La roue tourne !

  • Posté par Rummens Cedric, mardi 17 novembre 2020, 10:16

    very insightful, thank you

  • Posté par Staquet Jean-marie, lundi 16 novembre 2020, 22:39

    Pourquoi toujours traiter les gens de "débiles"? A-t-on idée de ce qu'ont vécu ces gens pendant la période communiste? C'est tellement récent, historiquement parlant. Tout le monde n'évolue pas toujours dans le même sens et à la même vitesse. Il faut savoir convaincre au lieu de mépriser, voire parfois ne pas être trop catégorique et ne pas oublier de se regarder dans le miroir. Un simple exemple: de nos jours, pour certains, le mariage homosexuel est devenu un critère de "démocratie". Soit. Alors, question gênante: l'Allemagne est-elle devenue démocratique en 2017 seulement et l'Italie ne l'est-elle toujours pas? Si l'on aborde la problématique des réfugiés: ces mêmes gens vont vous demander en quoi ils sont comptables des résultats du passé colonial français, britannique, italien et belge, ainsi que de nos multiples aventures extraterritoriales, et ils auront plutôt raison... Si ensuite vous les accusez de ne pas aimer les étrangers... ils vont vous inviter chez eux et vous faire découvrir le nombre de Vietnamiens, Philippins, etc. qui s'y sont installés et vous demander pourquoi un seul type d'étrangers vous intéresse. Ce sera politiquement très incorrect mais ce sera tout à fait factuel. Saviez-vous que le vietnamien a un statut de langue minoritaire officielle en Tchéquie, que la Hongrie reconnaît 7-8 langues minoritaires pour l'équivalent cumulé de... 3% de non-magyarophones? Avez-vous remarqué que les manifestations anti-restrictions covid en Allemagne se concentrent sur... Berlin et les 5 anciens Länder de la DDR? Les gens y sont tellement traumatisés par des décennies d'intrusion de l'Etat dans la vie privée que pour eux, ce qui apparaît ici comme une mesure sanitaire à bon escient réveille là des cauchemars insupportables? Si on apprenait à connaître les gens pour essayer de les comprendre avant de les traiter de débiles?

  • Posté par Dechamps Pascal , lundi 16 novembre 2020, 20:30

    Get them out!

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