Une «crise humanitaire à grande échelle» se développe à la frontière entre l’Éthiopie et le Soudan

Une «crise humanitaire à grande échelle» se développe à la frontière entre l’Éthiopie et le Soudan
AFP

Une « crise humanitaire à grande échelle » est en train de se développer à la frontière entre le Soudan et l’Éthiopie, que des milliers de gens fuient tous les jours à cause de l’opération militaire en cours au Tigré, a indiqué l’ONU mardi.

Selon un porte-parole de l’agence onusienne en charge des réfugiés, ce sont 4.000 personnes qui traversent la frontière avec le Soudan tous les jours depuis le 10 novembre, pour un total d’environ 27.000 personnes.

«C’est un afflux comme on n’en a pas vu ces deux dernières décennies dans cette partie du pays», a souligné Babar Baloch, porte-parole du HCR à Genève. Cette masse de gens «est rapidement en train de submerger la capacité des organisations humanitaires sur le terrain», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé mardi que l’opération militaire en cours au Tigré (Nord) entrera prochainement dans sa phase «finale».

Le porte-parole du HCR a aussi souligné que le «manque d’électricité, de télécommunications ainsi que l’accès à l’essence et à de l’argent liquide limitent toute réponse humanitaire au Tigré».

M. Baloch a indiqué que les organisations humanitaires ne savaient pas combien de personnes étaient déplacées en Ethiopie même, mais a évoqué des informations faisant état «d’un large nombre».

Il a indiqué que le HCR et ses partenaires «sont prêts à apporter de l’assistance aux personnes déplacées au Tigré, y compris des produits de première nécessité quand les accès et la sécurité le permettront». Il a plaidé pour que tous les obstacles soient levés afin de pouvoir atteindre ces personnes déplacées.

Le HCR rappelle que ce conflit affecte aussi les presque 100.000 réfugiés érythréens qui sont installés au Tigré et qui dépendent de l’aide humanitaire pour leur subsistance. «De nouveaux déplacements de réfugiés au sein du pays deviennent de plus en plus plausibles», a souligné M. Baloch.

 
 
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