Coronavirus - Le confinement fait rechuter l'économie française, mais moins fortement qu'au printemps

Sur le seul mois de novembre, le reconfinement va entraîner une baisse d'activité de 13% par rapport au niveau d'avant-crise, bien moins que les 30% de baisse enregistrés en avril, évalue également l'Institut national de la statistique dans sa dernière note de conjoncture.

Si l'impact est moindre qu'au printemps, c'est parce que "la sidération a laissé la place, tant bien que mal, à l'adaptation", souligne l'Insee, avec un confinement moins strict, des protocoles sanitaires et le télétravail qui permettent de poursuivre l'activité dans de nombreux secteurs, malgré une productivité souvent dégradée.

La consommation devrait, elle, plonger de 15% en novembre par rapport au niveau d'avant-crise, mais là encore c'est moins qu'en mars-avril dernier. Davantage de commerces sont restés ouverts et les ventes à distance et en ligne se sont beaucoup développées, alors qu'elles étaient "en berne" fin mars au début du premier confinement, selon les données issues des transactions par cartes bancaires utilisées par l'Insee.

Seuls l'hôtellerie-restauration (-60% d'activité) et les services aux ménages qui intègrent notamment les activités de loisirs (-40%) connaissent un nouveau coup d'arrêt, quand la plupart des autres secteurs résistent beaucoup mieux.

Si le confinement devait s'achever le 1er décembre, la baisse du PIB au dernier trimestre serait limitée à 2,5%, tandis qu'elle pourrait atteindre 6% s'il était étendu jusqu'à la fin de l'année.

Le scénario "médian" considéré par l'Insee, avec un confinement prolongé jusqu'à mi-décembre puis levé avec le maintien de certaines restrictions, entrainerait un recul du PIB de 4,5% sur la période.

L'économie française resterait alors encore à environ 8% en dessous de son niveau d'avant-crise, contre 4% fin septembre.

Surtout, le contexte d'incertitude sur la fin de l'année et la deuxième vague de l'épidémie "viennent changer la temporalité de la crise", indique l'Insee, et "il est maintenant probable que les situations sanitaire et économique continueront à avoir partie liée pendant au moins la première moitié de l'année 2021".

En d'autres termes, la forte reprise envisagée par le gouvernement pourrait mettre du temps à se matérialiser.

 
 
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