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Coronavirus: un Belge sur trois affirme qu’il ne fêtera pas Noël en cercle très restreint

Selon une étude de l’Université d’Anvers, une grande part de la population estime qu’il est « peu probable » qu’elle respecte la limitation des contacts rapprochés à Noël

Temps de lecture: 2 min

Une grande part de la population considère qu’il est peu probable qu’elle respecte la limitation des contacts rapprochés à Noël, ressort-il jeudi de la grande étude Corona menée par l’Université d’Anvers (UAnvers). Quarante pour cent des 18-35 ans reconnaissent qu’ils ne se cantonneront pas au cercle familial et à un seul contact rapproché.

L’Université d’Anvers s’est penchée dans le dernier volet de sa grande étude sur les plans des Belges pour les différentes fêtes traditionnelles prévues en décembre, chamboulées par le coronavirus. Sur les 26.000 répondants, 86 % pensent qu’ils fêteront Saint-Nicolas avec leur foyer et tout au plus un contact rapproché, soit dans le respect des règles sanitaires actuelles. Pour le réveillon du Nouvel An, cette proportion tombe à 75 % et pour Noël, elle chute à 68 %.

La perspective de fêtes en cercles très restreints semble particulièrement dure pour les jeunes de 18 à 35 ans, dont 40,8 % déclarent qu’ils ne respecteront pas les règles pour Noël. Au sein de ce vaste groupe, les étudiants semblent les plus sérieux, seulement 29,4 % d’entre eux ayant déjà résolu d’entraver les mesures.

La grande majorité des participants à l’enquête n’a aucun projet de vacances en cette période de fin d’année. Aucun voyage n’est prévu par 79,9 % d’entre eux tandis que 6,1 % comptent voyager en Belgique et 5,6 % à l’étranger, si possible.

Si on ignore encore si les magasins pourront rouvrir pour les fêtes, une partie de la population considère important de se rendre physiquement dans les commerces. C’est même extrêmement important pour 6,1 % des sondés, très important pour 9,7 % et plutôt important pour 22,4 %. Les personnes faisant face à des difficultés financières sont celles qui accordent le plus d’importance au contact commercial physique.

L’étude de l’Université d’Anvers a également interrogé la volonté des participants à se faire vacciner et une majorité (78 %) le fera certainement ou probablement. Les sondés qui doutent ou refusent le vaccin estiment que sa sécurité n’est pas encore suffisamment garantie et qu’il a été développé trop rapidement pour être efficace. Un certain nombre de répondants déclare également accepter de se faire vacciner si suffisamment de personnes l’ont déjà fait avant eux.

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38 Commentaires

  • Posté par Chalet Alain, vendredi 20 novembre 2020, 12:28

    En ne respectant pas les mesures, on n'est bien sûr pas en danger immédiat de mort certaine. Pour les égoïstes et les inconscients, le raisonnement s'arrête là. Mais le point essentiel est qu'en ne respectant pas les mesures on contribue à la propagation du virus, à la contamination d'autres personnes et donc au nombre d'hospitalisations et de décès.

  • Posté par Detez Olivier, vendredi 20 novembre 2020, 12:18

    Qui peut encore croire que les mesures de restrictions des contacts sociaux sont tenables pendant des mois et des mois (déjà 8 mois !) pour une partie non négligeable de la population? Un confinement total pendant 2 mois avec ensuite retour à la "normale" aurait probablement été mieux suivi et beaucoup plus efficace que des restrictions à la carte pendant des mois (dont on ignore toujours la fin) qui tuent toutes les activités ludiques (sport, culture, événementiel, horeca) et sociales mais en préservant au maximum l'activité économique envers et contre tout. Si la tracing avait fonctionné à partir de juin, l'épidémie aurait pu être maîtrisée et on n'en serait pas là. On peut continuer à tout interdire pendant des mois tant que le gouvernement ne sera pas capable d'identifier et d'isoler les clusters on ne maîtrisera rien. Aussi incroyable que ça puisse paraître la Chine a repris la maîtrise sur le virus et pourtant sans disposer d'un vaccin. C'est hallucinant de constater qu'après 8 mois on est toujours incapable de savoir où sont les clusters en Belgique, il faut se référer à des études à l'autre bout de la planète pour faire des analogies sans même savoir si elles sont pertinentes et transposables à la situation dans notre pays.

  • Posté par Trevisan Lucio, vendredi 20 novembre 2020, 9:51

    Ce sont les parents et grands-parents qui sont demandeurs de ces repas de famille, c'est votre droit de ne pas les accepter. Certains (je ne parle pas de vous, Marie-Rose) se complaisent dans le mortifère, le scénario catastrophe, car d'office quand on organise un repas familial, on se retrouve à l'hôpital et puis on meurt.

  • Posté par Raspe Eric, vendredi 20 novembre 2020, 12:32

    On en reparlera lorsque votre papy sera intubé.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, vendredi 20 novembre 2020, 12:07

    Lucio, personne ne dit qu'un repas familial débouche obligatoirement sur une contamination ou pire. Si, lors d'une réunion, quelle qu'elle soit, une personne asymptomatique est présente, elle peut contaminer les autres et, plus particulièrement au cours d'un repas familial où l'on ne porte pas le masque. Cette personne asymptomatique ne sait pas qu'elle est contagieuse et ce peut être notre cas à tous. Le risque que l'on prend alors ne concerne pas seulement les personnes qui décident de le prendre mais tous ceux qu'elles pourraient contaminer par la suite et ceux qui seront obligés de les soigner dans des conditions pénibles. Prendre un risque quand on est seul concerné (ce qui est rare), pourquoi pas ? Dans le cas présent, ce n'est pas le cas, loin de là.

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