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Carnet de bord de l’urgentiste: «Il y a un extrême niveau d’épuisement»

Chaque jour, dans « Le Soir », un membre du corps médical revient sur sa journée de lutte contre le coronavirus et la deuxième vague. Alexandre Ghuysen, chef de service associé aux Urgences du CHU de Liège, raconte.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

Ce qui me marque, c’est l’extrême niveau d’épuisement des équipes. Cela va au-delà de la lassitude. C’est beaucoup plus marqué que lors de la première vague. Ce qui nous fait tenir, c’est l’espoir d’un vaccin, de sortir de ces épisodes confinement/reconfinement, fonctionnement normal/refonte des services. Mais on n’y est pas encore ! Cette instabilité permanente devient lassante et est difficile à gérer. On a du mal à retrouver un élan vital. Et puis, il y a l’incertitude de ce qui se passera entre le moment où on va déconfiner et l’arrivée d’un vaccin. Tout le monde voit arriver avec crainte la période des fêtes et le risque d’une reprise de l’infection qui irait avec. On comprend que ça va être difficile d’empêcher les rassemblements et c’est donc comme s’il y avait une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Or, Dieu sait comme le personnel a besoin de souffler. Il est en apnée depuis des mois. Actuellement, la phrase « je suis épuisé » est celle que j’entends le plus. Dormir calmement ?

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2 Commentaires

  • Posté par Raspe Eric, vendredi 20 novembre 2020, 12:21

    Aux covidiots : tenez le pour dit, à la troisième vague, il n'y aura probablement plus personne pour vous soigner, faute de combattant vaillant.

  • Posté par Bricourt Noela, vendredi 20 novembre 2020, 9:09

    Effectivement; tout le monde à y gagner que ce soit les soignants ou bien les malades. Quand des décideurs estiment qu'il fallait instaurer un numerus clausus parce que avec moins de médecins la population consulterait moins et les budgets pourraient être diminués. Une ineptie évidemment; mais qui a engendré d'autres effets imprévus. Augmentation du dépistage à tout va, recul anormal des rdv chez les spécialistes et gestion des services hospitaliers par les assistants débordés et affolés.

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