La ministre De Sutter demande à Bpost de revoir sa décision de ne pas livrer tous les colis

La ministre De Sutter demande à Bpost de revoir sa décision de ne pas livrer tous les colis
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La ministre chargée des entreprises publiques Petra De Sutter (Groen) souhaite que bpost reconsidère sa décision de ne pas livrer une partie des colis dans les semaines à venir, a-t-elle déclaré samedi après concertation avec l’entreprise. Bpost a en effet demandé aux consommateurs de venir chercher certains colis eux-mêmes dans un point d’enlèvement en raison d’une augmentation spectaculaire des achats en ligne.

« Je comprends les réactions inquiètes qui ont suivi », déclare la ministre. « J’ai consulté bpost et ai demandé à l’entreprise de se pencher sur cette mesure en début de semaine à la suite de ces préoccupations légitimes. »

La ministre relève cependant les circonstances de travail exceptionnelles de bpost. « Normalement, ils livrent 270.000 paquets, maintenant c’est presque 600.000. Ils ont déjà recruté 2.000 personnes supplémentaires. Les employés travaillent sans relâche. L’entreprise cherche des solutions pour continuer et nous pouvons être reconnaissants. »

Coméos en colère

La fédération du commerce Comeos déplore la décision de Bpost de proposer à certains citoyens de venir rechercher leur colis eux-mêmes auprès d’un point d’enlèvement. Cette mesure temporaire concerne 5 % des 500.000 colis à livrer quotidiennement.

« Le gouvernement a fait fermer les magasins et a, dans le même temps, appelé les Belges à commander en ligne auprès des commerçants », commente Dominique Michel, CEO de Comeos. « Et maintenant, il apparaît que bpost ne peut pas suivre et qu’elle demande d’aller chercher soi-même son paquet. Nous nous demandons ce qu’il va arriver après ça. On va demander que les clients aillent eux-mêmes faire le tri dans les centres de tri ? Ce n’est quand même pas sérieux. »

La fédération affirme disposer de témoignages de commerçants qui prétendent que bpost aurait refusé de venir chercher des colis chez eux parce qu’il y en avait trop. Une lettre ouverte a été publiée samedi dans la presse. « La crise du coronavirus est difficile pour tout le monde. Mais le commerce en ligne est pour nos commerçants l’unique manière de pouvoir réaliser une petite partie de leur chiffre d’affaires. Si cette opportunité tombe, on peut très bien fermer boutique », conclut la fédération. Elle appelle le gouvernement à intervenir.

 
 
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