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Procès Mawda: «J’ai tiré parce que je n’avais pas le choix»

Le policier poursuivi pour la mort de Mawda affirme qu’il ignorait que des enfants se trouvaient à bord de la camionnette. Il a tiré dans les pneus pour ralentir le véhicule bien la procédure le déconseille.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Avant d’être un policier, je suis un être humain et un papa doté de sentiments. La mort de Mawda m’a touché et me touche encore. » Ces mots sont ceux de Victor J., le policier qui a tiré le coup de feu qui a touché mortellement la petite Mawda qui se trouvait à bord d’une camionnette avec une vingtaine d’autres migrants, le 17 mai 2018. Il a tenu à les prononcer avant de répondre aux questions du tribunal correctionnel qui tente d’établir les responsabilités dans ce dossier, à Mons.

Ce 17 mai, la course-poursuite a commencé en province de Namur. Lorsque la camionnette entre en province de Hainaut, la police montoise prend le relais. Des informations sont échangées. Notamment à propos de la présence d’enfants dans le véhicule, selon certains policiers. « Quand je suis arrivé, je ne savais pas qu’il y avait des migrants dans la voiture », relate Victor J. « On me demande de l’intercepter. Si j’avais su qu’il y avait un enfant, je n’aurais jamais sorti mon arme de son étui. »

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10 Commentaires

  • Posté par Jules Vandeweyer, mardi 24 novembre 2020, 10:21

    Laissons la Justice faire son travail (En espérant que des protections ne viendront pas fausser la décision). Pour répondre à certains: à mon sens, quand quelqu'un tue par balle, le coupable n'est pas la victime qui aurait "couru vers la balle" comme vous semblez le dire. Non, ils ne l'ont pas cherché et non personne ne mérite la mort en l'occurrence. Et, il est sain en démocratie que des policiers doivent répondre de leurs actes.

  • Posté par Pirotte Raymonde, mardi 24 novembre 2020, 10:21

    Coupables : les passeurs les "gens" qui veulent absolument émigrer chez nous (on se demande pourquoi?) savent qu'ils prennent des risques. Le policier n'a certainement pas tiré SUR la petite... Assez de jeter l'anathème contre la police : c'est bizarre elle PROTEGE les citoyens HONNETES.

  • Posté par Geurts Fabrice, mardi 24 novembre 2020, 9:49

    Je suis effaré de lire certains commentaires, en bref on a un policier qui ignore les recommandations de sa hiérarchie, qui oublie sa radio (!) , mais dont le collègue à bord de la voiture l'avait, et donc devait être au courant de la présence d'enfants à bord de la camionnette. Et de plus il tire si bien qu'il serait capable de rater une vache dans un couloir. Les admirateurs de ce type doivent aussi admirer les poiciers américains qui vident leur chargeur dans le dos d'un mec qui s'enfuit ou qui étouffent près de dix minutes un pauvre gars occupé à suffoquer. @Stassart Guy : Extrême gauche qui veut détruire la démocratie ? Allez voir la définition de démocratie au dictionnaire avant d'écrire des inepties !

  • Posté par Klein Alain, mardi 24 novembre 2020, 11:16

    Êtes-vous seulement capable de ne pas confondre démocratie avec laxisme si cher aux démagos ? Et d'avoir l'honnêteté intellectuelle de ne pas user de comparaisons fallacieuses avec certains cowboys racistes ? Il est possible que le policier incriminé ait commis une erreur ; la justice en décidera, notamment en fonction des expertises balistiques (mais certainement pas des vôtres, dignes du café du commerce !). Dans cette affaire, il y a assurément une malheureuse victime : la petite Mawda. Victime avant tout de passeurs ignobles, mais aussi de parents irresponsables. Ce sont ceux-là qui, en premier, devraient se trouver dans le box des accusés !

  • Posté par Linard Robert, mardi 24 novembre 2020, 10:16

    Monsieur Heurts, Le policier n'a pas sa place sur le banc des accusés et devrait être remplacé par le père. Qui sont les coupables : les passeurs, les clandestins. Pour rappel, si la voiture n'avait pas été neutralisée, elle aurait probablement fait une collision frontale en tuant plusieurs innocents dans l'autre véhicule.

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