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«La lettre d’Ivan De Vadder»: Mathieu Michel, Sarah Schlitz et la cicatrice flamande

L’absence de maîtrise du néerlandais de deux Secrétaires d’Etat francophones, Mathieu Michel et Sarah Schlitz, a ravivé quelques blessures au nord du pays…

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Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

Sur la deuxième chaîne de la VRT, Canvas, en hiver, la soirée se clôture avec la rubrique « Winteruur » (« L’Heure d’Hiver »), où le cabaretier Wim Helsen invite des Flamands connus et inconnus à présenter un texte qui les a frappés ou touchés. Comme la rubrique ne dépasse jamais les dix minutes, il s’agit d’un petit moment de réflexion avant de se coucher. Cette semaine, la rubrique passait pour la 400e fois à l’antenne, et la journaliste Joyce Azar était une des invitées. Joyce est une journaliste bilingue, qui travaille à la VRT et à la RTBF, inspiratrice aussi du site daardaar.be qui traduit des textes de la presse flamande en français. Comme elle a des racines libanaises, elle présentait un extrait du dernier livre de l’écrivain libanais Amin Maalouf, Les identités meurtrières, en traduction néerlandaise, mais aussi en version originale française.

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46 Commentaires

  • Posté par Toulouse 44, vendredi 27 novembre 2020, 9:38

    Communal ou régional on peut se contenter de la langue de sa commune ou sa région Au Fédéral on se doit de connaître les 2 langues .

  • Posté par Poullet Albert, vendredi 27 novembre 2020, 11:07

    On doit on doit... c'est écrit où ces belles règles impératives ?

  • Posté par Beckers Jean, jeudi 26 novembre 2020, 21:44

    Tous ces commentaires sont dignes du café du commerce. Le néerlandais est une langue. Tout comme le français qui est également "un dialecte normalisé comme langue nationale, je cite Wiki : "c'est en 1539 que débute officiellement la francisation de la France avec la proclamation de l'ordonnance de Villers-Cotterêts, signée par François Ier : elle impose le français comme langue du droit et de l'administration en France, en remplacement du latin. Cependant, il ne faut pas en conclure que tous les Français parlent cette langue : les historiens estiment que 10 % à 20 % de la population parle la langue du roi au xvie siècle". Les néerlandais ont simplement unifié leur langue plus tard. Il faut arrêter avec ce préjugé ridicule et insultant que le néerlandais ne serait pas une langue. Il reste à notre secrétaire d'Etat Mathieu, à faire comme son père et son frère Charles, qui tout deux sont d'excellents bilingues, respectueux de l'autre communauté linguistique.

  • Posté par Masure Luc, jeudi 26 novembre 2020, 18:41

    Si les Flamands n'avaient pas eu l'outrecuidance d'imposer un dialecte normalisé comme langue nationale mais avaient choisi de parler l'allemand, la situation aurait été plus symétrique et plus égalitaire. Les Wallons n'ont jamais eu la prétention de faire d'un dialecte wallon normalisé une langue nationale. Peut-être ont-ils eu tort car il n'y a pas de patriotisme wallon comme il y a un nationalisme flamand. Car mettre sur le même pied une langue internationale chatoyante et une langue locale gutturale est injuste. Sans compter que même chez les jeunes Flamands, la plupart préfèrent encore s'exprimer dans leur dialecte que dans l'ABN, devenu AN en ayant perdu le beschaafd ce qui est significatif. Je ne donne pas tort aux Flamands de cultiver et perpétuer leur passé en conservant leurs patois et dialectes mais de là à imposer une variante édulcorée, aseptisée et insipide de ces dialectes, il y a une marge qu'aucun Wallon n'a jamais franchie. Il est d'ailleurs intéressant de constater que la situation est la même en Suisse pour les élèves de Suisse Romane où pourtant on leur enseigne l'allemand mais où ils se plaignent que ce qu'ils entendent dans la rue est assez loin de ce qu'on leur apprend. Les Germains ont une forte propension à conserver leurs idiomes locaux alors que les Romans ont accepté (parfois de mauvais gré) d'adopter une langue centralisée, celle des rois de France. Cela confère au français une aura internationale mais le revers de la médaille, c'est que nous avons perdu l'authenticité de nos campagnes et l'idée d'appartenance à une nation. Et en Belgique Romane, nous cumulons finalement les inconvénients de ces 2 aspects. Ah, si les Flamands avaient choisi comme langue unificatrice soit l'allemand soit l'anglais, toutes ces arguties communautaires auraient été très atténuées si pas inexistantes.

  • Posté par Beckers Jean, jeudi 26 novembre 2020, 21:39

    Commentaire digne du café du commerce. Le néerlandais est une langue. Tout comme le français qui est également "un dialecte normalisé comme langue nationale, je cite Wiki : "c'est en 1539 que débute officiellement la francisation de la France avec la proclamation de l'ordonnance de Villers-Cotterêts, signée par François Ier : elle impose le français comme langue du droit et de l'administration en France, en remplacement du latin. Cependant, il ne faut pas en conclure que tous les Français parlent cette langue : les historiens estiment que 10 % à 20 % de la population parle la langue du roi au xvie siècle. Les néerlandais ont simplement unifié leur langue plus tard. Il faut arrêter avec ce préjugé ridicule et insultant que le néerlandais ne serait pas une langue. Il reste à notre secrétaire d'Etat Mathieu, à faire comme son père et son frère Charles, qui tout deux sont d'excellents bilingues, respectueux de l'autre communauté linguistique.

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