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Carnet de bord: «Il y a moins d’AVC, moins d’infarctus. Les mesures d’hygiène et un rythme ralenti sont une explication»

Chaque jour, dans « Le Soir », un membre du corps médical revient sur sa journée de lutte contre le coronavirus et la deuxième vague. Alexandre Ghuysen, chef de service associé aux Urgences du CHU de Liège, raconte.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

« On voit revenir des patients coronariens. Or, comme lors de la première vague, on s’est demandé où ils étaient passés pendant l’épidémie. Par rapport à notre quota habituel, il y en avait nettement moins. Lors de la première vague, on aurait pu se dire que leur nombre allait exploser mais ce ne fut pas le cas. On a eu une mortalité retardée, chez notamment les patients qui souffrent d’un cancer, mais dans certaines pathologies, il y a eu une sous-mortalité. Je pense que dans certains cas, c’est dû aux mesures d’hygiène, au port du masque et des gants. Mais, on doit aussi évoquer le rythme ralenti que le confinement impose. Même si c’est une période angoissante, les gens ont été moins soumis au stress et ont pris soin d’eux en se protégeant. On avait notamment remarqué que le simple fait de regarder du foot était un risque de stress et pouvait servir de déclencheur à certaines maladies. Or, durant le premier confinement, il n’y avait plus de foot. Par contre, on voit arriver beaucoup de patients qui souffrent de complications dues au covid pulmonaire.

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