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Le covid fera bien plus de victimes qu’on ne le pense

Cancers, maladies cardio-vasculaires, inflammations diverses… le report de soins nécessaires ajoute au décompte macabre du covid bien des victimes collatérales.

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Chef du service Société Temps de lecture: 6 min

Une bombe à retardement… Et bien malin qui pourrait, aujourd’hui, en cerner précisément les dégâts potentiels. On ne parle pas du covid ici mais bien des dommages collatéraux induits par l’absence de soins, le report de consultations, le déni face à des symptômes inquiétants, la peur de fréquenter une salle d’attente, la fermeture des blocs opératoires… On parle certes de ces petits bobos pour lesquels, par habitude plus que par nécessité parfois, on consulte un généraliste… On parle aussi de ces symptômes inquiétants que le stress du confinement a mis sous l’éteignoir… On parle encore de ces maladies chroniques préexistantes que tout d’un coup on n’a plus pu soigner correctement.

On parle en fait de cancers, d’infarctus, d’AVC, de hernies, de problèmes locomoteurs, d’ulcères, de bronchites obstructives, d’inflammations en tout genre…

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44 Commentaires

  • Posté par Marlier Jacques, vendredi 27 novembre 2020, 16:54

    Il faudrait que cet article soit largement diffusé. Je crois en effet que beaucoup de gens ne comprennent pas bien la situation actuelle, notamment en unité de soins intensifs. Outre que la capacité maximale de 2000 lits représente TOUS les lits, il est évident que l'utiliser à fond ne peut se faire qu'un relativement court moment. Comme disait l'expert M. Van Laethem (orthographe?), un moteur de voiture peut éventuellement monter à 6 ou 8000 tours, mais il ne peut surtout pas y rester. Alors? laisser crever son voisin de 40 ans, marié, père de deux enfants, d'un infarctus du myocarde, parce qu'il est le 2001ème malade??? Cela ne mériterait-il pas ne fût-ce qu'un soupçon, un fifrelin d'attention?

  • Posté par Dreumont Christian, jeudi 26 novembre 2020, 21:22

    Mr Lefèvre Philippe, disease = LA maladie et jamais mal (pain, hurt, harm). La maladie due au coronavirus. Maladie et mal sont différents.

  • Posté par Marlier Jacques, vendredi 27 novembre 2020, 16:41

    Ce que M. Philippe Lefèvre veut dire, c'est que l'expression covid étant anglaise, elle n'a pas, par elle-même, un véritable genre en français. Covid devrait en quelque sorte être "neutre" en français, et le neutre en français se rend par le masculin: "il" pleut; "le" Français aime "le" fromage" (aussi bien la tomme que le camembert). D'autre part, le mot "disease" est neutre en anglais, et ce n'est que sa traduction française qui aura un genre. Je n'ai pas sur le coup trouvé de synonyme français de genre féminin, mais il y en a probablement un. Du coup, j'ai pris votre mot "harm". C'est vrai qu'il peut signifier "mal", mais aussi "douleur" ou "souffrance". Imaginez un sigle COVIH, où le "H" correspondrait à "harm". Devrions-nous dire "la" COVIH ou "le" COVIH. Comme M. Lefèvre, je considère que l'Académie française s'est ridiculisée... et que dès lors, il est également un peu ridicule de lui emboîter le pas. Si un jour, les médecins (ou l'Académie!) se décidaient à traduire le sigle anglais "COVID" par un sigle français tel que "MLCV" (simple exemple!) et signalaient que ce sigle est l'abréviation de "Maladie Liée au CoronaVirus", alors d'accord: va pour "la" MLCV.

  • Posté par Deladrier-rase , jeudi 26 novembre 2020, 20:38

    « On constate », dit Murielle Lona, coordinatrice du service, « une forte diminution en 2020 par rapport à 2019 pour les services de diagnostic et traitement chirurgical (là où sont hospitalisées notamment les victimes d’accident cardio-vasculaire, NDLR), le service de traitement des grands brûlés, la pédiatrie et les sections de soins néonatals intensifs et non intensifs. Pour ces dernières, il est frappant de constater que la diminution s’est poursuivie dans une aussi grande mesure jusqu’à l’automne. Et ce, contrairement aux autres services, où les activités ont repris. » Mais tout le mode touche la prime...c'est ça? même les nombreux services où il y a eu une baisse d'activité...

  • Posté par LAURENT Christian, jeudi 26 novembre 2020, 23:31

    La baisse des services en néonatal montre que les conditions de vie habituelles sont une cause de ces problèmes! Les restrictions de déplacements, le télétravail, ... démontrent qu'une prise en compte plus humaine des problèmes de certaines grossesses sont indispensables!

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