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Célibs et covid: «C’est comme si l’Etat s’était invité dans mon lit»

Ils étaient, en janvier dernier, près de 3,2 millions à ne pas vivre « officiellement en couple ». Les célibataires souffrent de ces dix mois de « moratoire sur les rencontres ». « Peu importe si tu recherches le grand amour ou un plan cul : ta vie affective comme sexuelle est mise entre parenthèses », résume Elise, 28 ans.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 6 min

Fin 2020, et l’image décrite renvoie pourtant à la désuète « balade des promis »… La promenade au parc, devenu seul lieu d’échange « acceptable » pour les rencontres « amoureuses ». « C’est nul, souvent inconfortable, mais on n’a plus vraiment d’autres options. » Tous les célibataires – ils ont entre 24 et 35 ans – qui ont accepté de nous raconter comment ils ont vécu ces dix derniers mois de diète affective forcée, malmenés à travers un concept de « bulle familiale » qui, par définition, les lèsent, acquiescent : le seul moyen de rencontrer quelqu’un en « vrai » aujourd’hui, quand tous les lieux de vie sont fermés et en s’accommodant plus ou moins des restrictions imposées, c’est de lui donner un rendez-vous en extérieur après avoir discuté sur une application numérique. « Ah oui, il y a aussi le “date frites”, trop romantique… », ajoute Françoise*, 32 ans, avec une pointe d’humour, noir.

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6 Commentaires

  • Posté par Wathelet Michel, samedi 28 novembre 2020, 15:20

    «C’est comme si l’Etat s’était invité dans mon lit» Cela fait beaucoup de monde, pas très moral tout cela.

  • Posté par Albin S. Carré, samedi 28 novembre 2020, 13:30

    Jouissez de la vie sans entrave le plus possible et surtout, évitez de penser à ce sinistre Vandenbroucke que personne ne souhaite trouver dans son lit. Sauf à alimenter un feu de billets pour des millions de francs de l'époque dans le but de réchauffer l'atmosphère avant l'action...

  • Posté par Deladrier-rase , vendredi 27 novembre 2020, 14:51

    Amusez-vous les jeunes...il n'y a pas plus de risque d'attraper un covid méchant qu'une MST !

  • Posté par ladeuze olivier, vendredi 27 novembre 2020, 13:59

    Et après, un reportage sur les échangistes frustrés par le confinement ? Deux exemples seulment mais directement un des deux représe une hyper minorité de la société, le sujet ne me semble pas très fouillé. Il y a une énorme différence selon moi entre les millier de célibataire cherchant une relation sérieuse même peu activement ou les couples séparés par la distance voire uen frontière et la minorité de fêtards ayant choisi de séparer amour et sexe (ce qui est bien sûr leur droit maiscela reste très minoritaire et masculin quand même à mon avis).

  • Posté par Petitjean Marie-rose, vendredi 27 novembre 2020, 12:39

    Petite remarque : les jeunes ne sont pas les seuls à être concernés par cette séparation forcée. Il n'y a pas d'âge pour l'amour. C'est dur à vivre aussi quand on est plus âgé, quand on sait que le temps était déjà compté, même sans le Covid.

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