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A gauche, le retour de la «troisième voie»?

Avec la victoire de Joe Biden aux Etats-Unis, le débat à propos d’une nouvelle « troisième voie », façon Clinton-Blair-Schröder il y a 20 ans, est relancé dans certains milieux progressistes. Pour le PS, Paul Magnette reste froid.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 5 min

En attendant le présumé monde d’après et ses innovations idéelles, les vieilles catégories idéologiques continuent à structurer (plus ou moins contestées, elles fournissent la seule vraie grille de lecture à ce stade) le débat et le paysage politique, on pense à l’axe gauche-droite. Or donc, dans ce contexte, il est question à nouveau de ce que l’on a appelé jadis la « troisième voie ».

Un jadis qui n’est pas bien loin. Vingt à vingt-cinq ans ont passé. Il faut remonter à la seconde moitié des années nonante, pour voir se dessiner une convergence de vue entre, d’une part, deux leaders et chefs de gouvernement incarnant la nouvelle gauche européenne à l’époque, Tony Blair, à la tête du Labour en Grande-Bretagne, Gerhard Schröder, patron du SPD, le parti social-démocrate en Allemagne, et, par ailleurs, Bill Clinton, figure dominante alors du Parti démocrate américain, qui deviendra président des Etats-Unis.

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9 Commentaires

  • Posté par jourdain Claude, dimanche 29 novembre 2020, 12:57

    Il existe une autre voie, en plein développement, "croissante", toujours plus influente et déterminante : l'is.lamo-gau.chisme. A la présidence du PS, jer suis sûr que Paul Magnette opposera une sèche fin de non-recevoir à l'existence même de cette tendance...

  • Posté par Léotard Marc, samedi 28 novembre 2020, 10:52

    Eh bien, soyons honnête, j'admire la réponse intelligente et nuancée de GLouB. Il ne nous a pas habitués à ça. Ceci semblerait montrer que sa place est plutôt au centre d'études qu'à des postes de négociation et de décision. — Comme il le dit, Clinton, Biden, Blair ou Schröder, c'est de la droite dure, privatisante, financière, austéritaire, réduisant les protections sociales. Di Rupo aussi. Ce qu'on appelle "gauche radicale" n'a rien de bien radical. C'est simplement la gauche, face à une social-démocratie qui a viré centriste et libérale (cf. sa posture européenne).

  • Posté par Moreau Michel, dimanche 29 novembre 2020, 11:44

    Exact ! Il avait déjà clairement indiqué que les 'épaules les plus larges' ne payeraient sûrement rien de plus qu'avant, grâce à l'astuce de la taxe 'comptes titres' aménagée, alors que Magnette simulait encore un virage social majeur... et aujourd'hui, il dévoile très clairement la mascarade de la 'gauche' lubrifiante ! Espérons que les politologues et les observateurs finiront par trouver un repérage plus affûté que la vieille métrique 'droite-gauche', qui n'a d'autre but que valoriser un 'centre' hypnotique... masquant les vrais enjeux.

  • Posté par LAUWERS, samedi 28 novembre 2020, 0:00

    Un peu curieuse, cette analyse... Il n'existe pas de "gauche" à l'Européenne aux States. D'ailleurs, J. Biden est à positionner encore plus à droite que le MR dans le spectre politique de notre pays.

  • Posté par Staquet Jean-marie, samedi 28 novembre 2020, 10:54

    Vous savez, quand un socialiste interviewe un autre socialiste, accessoirement président du parti... il ne faut pas s'attendre à un festival de contradictoire.

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