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Chuck Blazer avoue avoir reçu des pots-de-vin pour les Coupes du monde 98 et 2010

Les aveux de l’ancien officiel de la Fifa ont été rendus publics.

Temps de lecture: 3 min

Chuck Blazer, celui par qui le scandale de la Fifa est arrivé, a bien reçu des pots-de-vin relatifs à l’attribution des coupes du monde 1998 et 2010.

Ancien président de la Concacaf et du comité exécutif de la Fifa de 1996 à 2003, cet imposant barbu de 70 ans, qui mena longtemps grand train grâce aux commissions illégales prélevées au passage pour l’attribution de nombreuses compétitions sportives en Amérique du nord et du sud, avait été confondu par le fisc américain, l’IRS, pour 17 millions de dollars non-déclarés entre 2005 et 2010. Interrogé, il aurait accepté de servir d’indicateur pour le FBI, de porter des micros cachés pour enregistrer les conversations des autres dirigeants corrompus de la Fifa.

Un procès-verbal de 2013 rendu public

C’est le procès-verbal de son audition à New York en 2013 qui a été rendu public mercredi par le ministère de la Justice, et aussitôt mis en ligne sur le site de ce dernier. On y découvre que Blazer, accompagné d’un autre « conspirateur » anonyme et membre de la Fifa, se serait rendu en 1992 au Maroc pour discuter les conditions du virement d’un pot-de-vin visant à influencer Jack Warner, le Trinidien membre du comité exécutif, le jour du vote, 2 juillet 1992.

« Durant ma collaboration avec la Fifa et la Concacaf, parmi d’autres choses, je me suis mis d’accord avec d’autres personnes, autour de 1992, pour faciliter l’acceptation d’un pot-de-vin en lien avec la sélection du pays hôte pour la Coupe du monde 1998  », précisait ainsi Blazer il y a deux ans, juste avant qu’il ne plaide coupable de racket et blanchiment d’argent, dans l’espoir d’une remise de peine.

Un « arrosage » sans répit de 2004 à 2011

Le pot-de-vin marocain à Warner, facilité par Blazer, n’avait guère servi son but : le Maroc s’était fait souffler l’attribution du Mondial 1998 par la France. Rebelote en 2010, où le régime chérifien avait perdu le Mondial au profit de l’Afrique du sud. « Moi ainsi que d’autres du comité exécutif de la Fifa nous sommes entendus pour accepter des pots-de-vin en relation avec la sélection de l’Afrique du sud en qualité de nation-hôte pour la coupe du monde 2010 », confesse encore Blazer, qui aurait systématiquement engrangé des avances financières pour l’organisation de championnats régionaux sud-américains, entre 1996 et 2003.

L’« arrosage » des dirigeants de la Fifa par l’Afrique du sud se serait poursuivi sans répit de 2004 à 2011, procurant des fortunes colossales à des intermédiaires tels que Blazer. Des millions virés par chèque ou transfert bancaire, à destination d’institutions financières aux Caraïbes ou aux États-Unis. Ce sont ces irrégularités qui ont finalement alerté les autorités fédérales américaines et sonné le glas des florissantes combines de Blazer, Warner et les autres « conspirateurs » de la Fifa.

► L’édito de Béatrice Delvaux : Blatter chute sans honneur, le monde du foot avec lui

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