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Renaud, visage pâle: nous adorer toi

Le compte-rendu du concert de Renaud à Forest National, en mars 1989.

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 3 min

Ce week-end, on a retrouvé le Forest des grands soirs, ceux de Goldman et de Daho, ceux de seize mille personnes faisant un triomphe mérité au visage pâle Renaud, au pied de son arbre, mûri et sobre. Un Renaud qui n'a jamais été aussi émouvant, entre tristesse et gaieté, bonheur et mélancolie, avec l'ombre omniprésente de Coluche qui le plonge dans une solitude dont sa petite Lolita viendra le tirer en fin de concert.

Cela relève du forcing: après la misère automnale des grands concerts anglo-saxons, on assiste tout simplement en ce début d'année à une désertification dont les seules oasis sont les artistes français qui parviennent encore à déplacer la grande foule. Goldman, Daho et Renaud ont créé l'événement alors que les Higelin, Lavilliers, Niagara et Le Forestier se poussent au portillon. Voilà qui fera plaisir aux francophiles!

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