France: l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec avoue avoir violé ses deux nièces

France: l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec avoue avoir violé ses deux nièces

L’ex-chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec a avoué pour la première fois mercredi des faits de viol sur deux nièces, « une avancée énorme » dans ce procès à huis clos, premier volet d’une vaste affaire de pédophilie.

C’est « une avancée énorme » a estimé Me Delphine Driguez l’avocate des deux nièces Helena* et Aurélie*, âgées aujourd’hui de 30 et 35 ans, au sortir de leur confrontation avec l’accusé dans la cour d’assises de Charente-Maritime à Saintes qui le juge depuis lundi. Dans ce dossier, à côté des atteintes sexuelles, il n’était poursuivi pour viol que pour la première.

Soulagement pour les victimes

« Tout ce qu’elles disent est vrai », a lancé l’accusé dans son box, selon plusieurs avocats interrogés par l’AFP.

Il était pourtant apparu « froid » et « fermé » au début de l’audience lundi, selon plusieurs acteurs du procès, mais l’ex-chirurgien a semblé fendre « l’armure » mercredi, veille attendue du verdict. Ce sera aussi le jour de son 70e anniversaire.

« C’est la première fois qu’il reconnaît des pénétrations, c’est un vrai soulagement pour les victimes », a annoncé Me Delphine Driguez. « Il a clairement reconnu les viols sur les victimes qui étaient présentes aujourd’hui à l’audience, les prescrites et non prescrites », dont ses deux nièces, les filles de sa soeur, a-t-elle précisé.

Plus de 300 victimes

Le chirurgien à la retraite est renvoyé devant cette cour pour avoir agressé sexuellement sa nièce Aurélie* dans les années 90 à Loches et une patiente, Amélie* ainsi que pour des faits de viols sur Héléna*, l’autre nièce à la même période et en 2017 sur Lucie* sa petite voisine à Jonzac.

À Saintes, ne sont examinés qu’une infime partie des faits désormais reprochés au chirurgien : depuis octobre, il est mis en examen dans un deuxième volet à Lorient pour viols et agressions sexuelles sur 312 victimes potentielles identifiées à la lumière de ses « carnets », retrouvés chez lui en 2017, dans lesquels il avait consigné le récit de leurs agressions sur 30 ans de carrière à l’hôpital. Il a reconnu certains faits.

 
 
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