Mobilité à Bruxelles: l'opposition monte au créneau contre le projet de taxation intelligente

Bruxelles, rue de la Loi
Bruxelles, rue de la Loi - Photo News

Le gouvernement bruxellois s’est mis d’accord jeudi sur une proposition de modèle de taxation automobile à soumettre à une large concertation y compris avec les autres Régions et le Fédéral. Cependant, à peine dévoilé, ce modèle de tarification est déjà vivement décrié.

Le ministre Wallon de l’Economie, Willy Borsus (MR) s’est dit choqué par ce projet de taxe kilométrique. « Je trouve qu’il est choquant, pour ne pas dire, scandaleux, de proposer en pleine crise un nouveau système fiscal qui impacte très lourdement les ménages wallons, et particulièrement les 130.000 Wallonnes et Wallons qui se rendent quotidiennement à Bruxelles pour y travailler, mais également les étudiants, les PME et les Indépendants. »

Son président de parti, Georges-Louis Bouchez a également exprimé son mécontentement : « Les classes moyennes et populaires n’ont pas besoin d’impôts ou de taxes en plus mais au contraire d’investissement et d’intelligence ! »

Mauvais timing

Le député libéral bruxellois, David Weytsman se montre critique à l’égard d’Elke Van den Brandt, la ministre Groen du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la Mobilité. Pour lui, en pleine crise économique, le timing est mal choisi.

Sa cheffe de groupe au parlement bruxellois, Alexia Bertrand cite, elle, l’Union des classes moyennes (UCM) : « Ce n'est vraiment pas le moment, on demande un report. »

Le député bruxellois Christophe De Beukelaer (CDH) critique vivement la ministre Van den Brandt, qui selon lui « travaille à l’envers sur un dossier délicat. »

Le CDH soutient son député.

De Wever et la N-VA réagissent

Côté N-VA, le président, Bart De Wever, relativement discret sur Twitter parle d’« une nouvelle règle de peste violette-verte pour les Flamands qui travaillent ».

Sa vice-présidente et cheffe de groupe N-VA au parlement bruxellois, Cieltje Van Achterune affirme qu’il s’agit là d’une « double charge pour les navetteurs, une consultation avant le ‘spectacle’ car le projet a déjà été élaboré en détail ».

La concertation sera enclenchée avec les différents acteurs

Le modèle repose soit sur une taxation fondée sur un montant de base assorti d’un montant variable en fonction du nombre de kilomètres, de l’heure et de la puissance du véhicule, soit, à titre plus accessoire, sur le recours à un pass par journée.

La concertation sera enclenchée avec les acteurs économiques et sociaux de la Région bruxelloise, mais aussi avec les Régions wallonne et flamande, ont précisé les ministres bruxellois au cours d’une conférence de presse.

 
 
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