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France: le cap des 5.000 cas fixé pour une fin de confinement à la mi-décembre s’éloigne

Le 24 novembre, Emmanuel Macron avait fixé ce cap, combiné à un niveau de « 2.500 à 3.000 personnes en réanimation », pour lever le confinement avant les fêtes de Noël.

Temps de lecture: 2 min

Le cap des 5.000 contaminations par jour au Covid-19, fixé par le président français Emmanuel Macron au 15 décembre comme condition pour lever le confinement, s’avère difficile à atteindre, mettant le gouvernement face à un nouveau dilemme à l’approche des fêtes de fin d’année.

Après un pic à plus de 50.000, voire 60.000 contaminations certains jours fin octobre en France, le rythme avait ralenti jusqu’à atteindre 10 à 11.000 cas quotidiens fin novembre.

Mais la semaine dernière, la baisse a marqué le pas, en plafonnant à environ 10.000 cas par jour, selon l’agence Santé publique France.

« On est un peu inquiet, aujourd’hui. C’est vrai que ça avait bien baissé, et puis là il y a une stagnation », a confirmé sur les antennes de RMC/BFM TV Odile Launay, infectiologue à l’hôpital Cochin à Paris et membre du Comité vaccin Covid-19, qui conseille le gouvernement.

Pour Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l’université de Montpellier (sud-est), il est trop tôt pour dire qu’on doit cette stabilisation à la réouverture des petits commerces, le 28 novembre.

« Neuf jours après, c’est très difficile de voir une conséquence sur les entrées à l’hôpital, que nous considérons toujours comme les plus fiables », explique-t-il à l’AFP. Dimanche, 26.262 patients Covid-19 étaient hospitalisés dans toute la France, un chiffre qui baisse un peu moins vite depuis quelques jours.

Ce qui est sûr, selon Mircea Sofonea, c’est que le seuil des 5.000 nouveaux cas par jour « ne sera pas atteint le 15 décembre ». « Ce n’est pas un chiffre magique », mais le niveau « où il est possible de maîtriser l’épidémie » car « on peut remonter les chaînes de contamination », détaille l’épidémiologiste.

« Si on n’arrive pas à descendre au-dessous, on aura beaucoup de mal à faire la stratégie ‘tester, tracer, isoler’», a renchéri sur BFM TV Agnès Ricard-Hibon, directrice du Samu 95 (urgences).

Le 24 novembre, Emmanuel Macron avait fixé ce cap, combiné à un niveau de « 2.500 à 3.000 personnes en réanimation », pour lever le confinement avant les fêtes de Noël, dans ce qui devait être un plan en trois actes avant un retour à une vie quasi normale.

Premier acte : le 28 novembre, réouverture des commerces non essentiels. Deuxième acte : le 15 décembre, fin des attestations de déplacement et réouverture des cinémas, théâtres et musées. Troisième acte le 20 janvier avec une reprise potentielle des bars, restaurants et salles de sport.

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2 Commentaires

  • Posté par Coulon Michel, lundi 7 décembre 2020, 17:37

    france et belgique: même combat mais on a placé la barre trop haut (5000 cas en france; 800 en belgique; objectifs semblables mais utopiques). Il faudra "vivre avec" ou reconfiner en tenant compte de l'objectif principal qui est de désaturer les hopitaux (le nombre d'hospitalisés continue de descendre malgré tout) .Je pense que les vacances de noel et le ralentissement statistique des contacts (pas d'école, moins de gens au travail, dans les transports) vont donner un petit plus

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