Métiers de contact: «Une lueur d’espoir» pour les représentants, après une réunion avec Alexander De Croo

Métiers de contact: «Une lueur d’espoir» pour les représentants, après une réunion avec Alexander De Croo
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«Il y a une lueur d’espoir», réagissaient mardi les représentants des métiers de contact à la sortie d’une réunion avec le Premier ministre. «Même si les salons de coiffure, les centres de beauté et les salles de fitness n’ouvriront pas à la mi-décembre comme demandé.»

Une délégation représentant les indépendants et PME ainsi que les organisations professionnelles des métiers de contact, mis à l’arrêt jusqu’au 15 janvier, rencontraient Alexander De Croo mardi matin pour tenter d’infléchir la position du gouvernement.

« Aucune base scientifique»

«La réunion a duré 2h30. Les autorités ont pris le temps d’écouter toutes les fédérations (tatoueurs, coiffeurs, pédicures...). Nous espérions pouvoir rouvrir les salons de coiffure, les centres de beauté et les salles de fitness le 15 décembre, mais cette demande ne nous a pas été accordée. En revanche, nous avons obtenu la garantie qu’en cas d’amélioration de la situation sanitaire, nous ferions partie du premier train, de la première vague d’assouplissement», se réjouit Pierre-Frédéric Nyst, président de l’UCM (Union des classes moyennes). «On nous a aussi promis une étude chargée d’évaluer si ces métiers de contact sont des lieux de contamination. Les résultats devraient être disponibles pour le prochain Comité de concertation, soit le 18 décembre. C’est très important puisque les restrictions présentées jusqu’ici ne reposaient sur aucune base scientifique.»

L’UCM était escortée de la fédération des coiffeurs qui a rappelé toutes les mesures de précaution adoptées par le secteur. «Nous sommes des professionnels de l’hygiène. Une étude américaine vient d’ailleurs de démontrer qu’une coiffeuse, positive au Covid-19, avait continué à travailler, avec le masque, sans jamais contaminer un seul de ses 139 clients», a-t-elle illustré.

La délégation a également souligné l’importance du mois de décembre dans le calendrier des coiffeurs: «il y a clairement un pic d’activité lors de fêtes de fin d’année, c’est la ruée vers les salons. Il ne faudrait pas créer un gouffre financier».

« Indécent»

De son côté, le SNI a profité de cette rencontre pour mettre en avant certaines revendications. «Il est absolument essentiel que le double droit passerelle soit payé rapidement. Sept entrepreneurs sur 10 n’avaient pas encore touché celui de novembre. C’est inacceptable. Il devra aussi être prolongé tant que ces professionnels seront fermés.» Le Syndicat Neutre pour Indépendants a, en outre, plaidé pour une diminution de la TVA dans le secteur à 6% ainsi qu’un calcul correct de l’exonération des cotisations patronales ONSS. Enfin, il est important que les régions accélèrent et élargissent l’octroi des primes. «Les aides bruxelloises n’ont toujours pas été annoncées. Cela fait maintenant plus d’un mois qu’ils (les métiers de contact, NDLR) sont fermés. C’est indécent», relève le SNI.

On estime que les métiers de contact ont perdu 30 à 50% de leur chiffre d’affaires en ces temps troublés, d’après l’UCM. «Si les salons de coiffure ou centres d’esthétique ne peuvent pas rouvrir d’ici le 15 janvier, 50% d’entre eux pourraient mettre la clé sous la porte dans le courant de l’année 2021», ponctue l’association.

 
 
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