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Le destin entravé d’un aspirant médecin

Diplômé de médecine, Guillaume rêvait d’être ophtalmologue. Des obstacles en cascade l’en ont empêché. En avril dernier, l’ex-étudiant de l’UCLouvain a mis fin à ses jours. Brisés par le chagrin, ses parents poursuivent aujourd’hui le combat de leur fils.

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Quelques jours avant sa mort, Guillaume avait sollicité Le Soir dans un souci de rendre son histoire publique. Le fait de replonger dans son parcours semé d’embûches pour en témoigner aurait, selon ses parents, ravivé trop de souffrances en lui.

Guillaume a commencé ses études de médecine en septembre 2006, à l’Université de Namur. En juin 2014, il est diplômé de master à l’UCLouvain.

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7 Commentaires

  • Posté par Rode Christian, mercredi 16 décembre 2020, 11:13

    C'est ignoble. Est-il vraiment si compliqué que ça d'avoir un système oú le budget des soins de santé n'explose pas mais oú l'accès à la profession n'est pas limité par des quotas? Je ne sais pas moi, un remboursement variable en fonction du nombre total de prestations, une promotion de la médecine privée, différents statuts de prestations, du cross-skilling entre discipline. Je ne connais rine au problème, mais je sais une chose: un système qui amène au suicide d'un jeune qui a réussi des études de médecine est tout simplement indigne de notre société.

  • Posté par Lombard Fernande, samedi 12 décembre 2020, 10:51

    Beaucoup de dignité chez les parents ! Pour ma part et en ce qui concerne le suicide d'un de mes enfants, j'aurais explosé ... C'est notre société qui organise ce foutoir, mais ne remettez pas en cause notre système, c'est soit disant le meilleur.

  • Posté par Staquet Jean-marie, jeudi 10 décembre 2020, 15:11

    Vous remarquerez qu'en dépit des monstrueuses lacunes du soi-disant très réputé système de santé belge, en aucun cas le système des numerus clausus et l'effet de pénurie volontaire et de corporatisme qu'il induit ne seront remis en question. En aucun cas... Belges, posez-vous une fois une question sérieuse. Combien d'impôts payez-vous et que recevez-vous en retour? Le compte y est-il? Moi, je l'ai fait et je suis arrivé à la seule conclusion possible: il n'y est clairement pas.

  • Posté par Marlier Jacques, jeudi 10 décembre 2020, 0:47

    J'ai été médecin et ai exercé la médecine générale par choix positif. Du temps de mes études, il n'y avait pas de numerus clausus pour l'accès aux études de médecine, mais on en parlait déjà, et cela me paraissait assez normal: les stages étaient de qualité très variable (en partie du fait d'un nombre excessif d'étudiants) et les médecins débutants "ramaient" très souvent. Le nombre de places ouvertes en certaines spécialités était parfois ridiculement bas (notamment en ophtalmologie...). J'ai vraiment eu l'impression (fausse peut-être???) d'un certain corporatisme, et cette impression a été renforcée par la difficulté que m'ont semblé souvent éprouver certains patients à obtenir des rendez-vous dans un délai raisonnable et/ou dans des conditions financières pleinement raisonnables.

  • Posté par Dupont Vincienne, mercredi 9 décembre 2020, 19:45

    Ces quotas inami sont un pur scandale. Non seulement on pousse des jeunes gens au suicide mais en plus on organise la pénurie et la flambée des prix qui l'accompagne. Il faut laisser faire le marché et les vocations individuelles.

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