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Présidentielle américaine 2020: Trump veut intervenir en personne dans un recours post-électoral

Cinq semaines après le scrutin, Donnald Trump refuse toujours de concéder sa défaite face au démocrate Joe Biden, et assure que l’élection lui a été «volée».

Temps de lecture: 2 min

Donald Trump a souhaité mercredi intervenir personnellement dans un recours post-électoral déposé par le Texas devant la Cour suprême des Etats-Unis, qui suscite un grand scepticisme chez les experts en droit.

«Le dossier que tout le monde attend est celui du Texas», «il est très solide, TOUS LES CRITERES SONT REMPLIS», a-t-il tweeté avant de demander formellement à la plus haute juridiction des Etats-Unis le droit «d’intervenir» dans la procédure en tant que candidat à sa réélection.

L’élection lui a été «volée»

Cinq semaines après le scrutin, et alors que les Etats ont déjà certifié leurs résultats, il refuse toujours de concéder sa défaite face au démocrate Joe Biden, et assure que l’élection lui a été «volée».

Faute d’éléments tangibles pour étayer ses accusations de «fraudes massives», la cinquantaine de plaintes déposées par ses alliés à travers les Etats-Unis ont toutes - à une exception près - été rejetées par les tribunaux ou abandonnées.

Mardi, l’Etat du Texas, dirigé par des républicains, a tenté une dernière action, directement auprès de la Cour suprême, dont trois juges sur neuf ont été nommés par Donald Trump.

Il lui a demandé d’invalider les résultats dans les Etats-clés de Pennsylvanie, Georgie, Michigan et Wisconsin (remportés par Joe Biden), arguant que les autorités locales ont violé les lois électorales en étendant l’usage du vote par correspondance.

Dix-sept autres Etats républicains lui ont apporté leur soutien.

« Plainte la plus folle sur les élections »

Les experts en droit électoral ont pourtant jugé la démarche infondée. «C’est un communiqué de presse déguisé en plainte», a estimé le professeur Rick Hasen sur son site Election blog. «On a un nouveau candidat dans la catégorie ‘plainte la plus folle sur les élections’», a ajouté son confère texan Steve Vladeck sur Twitter.

Ils lui ont prédit le même sort qu’une autre action, intentée par un élu républicain de Pennsylvanie, rejetée mardi par la Cour suprême.

Donald Trump avait pourtant espéré que la haute cour, qu’il a profondément remaniée, interviendrait en sa faveur.

Dès le lendemain du scrutin, il disait vouloir la saisir, espérant sans doute une réédition du scénario de 2000 quand la Cour suprême avait interrompu un recomptage en Floride offrant la présidentielle à George W. Bush.

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55 Commentaires

  • Posté par Van Ryn Charles-axel , jeudi 10 décembre 2020, 13:44

    Cette procédure devant la Cour Suprême, dernière tentative désespérée du perdant, vise en fait à retarder la certification définitive des résultats électoraux dans 4 Etats clé remportés par Biden, car le vote des grands électeurs du Collège Électoral interviendra lundi prochain le 14. Cette action judiciaire, initiée à la demande du parrain à partir du Texas, a le soutien de 17 "attorneys general" républicains, tous très soucieux de démontrer leur allégeance intacte à l'égard du Boss car il y a des élections futures et donc il est prudent de ne pas lui déplaire... Celui de Géorgie bien que républicain a fait preuve de dignité en refusant de s'associer à ce qui ressemble fort à une pure mascarade. Cette procédure devant la SCOTUS est intéressante à un double titre. D'une part elle démontre si besoin en était le fort soutien dont dispose encore cet individu au sein du GOP qu'il a littéralement mis sous sa coupe, par intimidations, chantages et pressions diverses. Deuxièmement, le dossier déposé devant la Cour est à ce point indigent par défaut de preuves qu'il n'est pas imaginable de penser que les juges, même les "obligés" de DT, prennent le risque de mettre un doigt dans un engrenage infernal minant totalement la notion fondamentale et constitutionnelle d'État de droit. Et donc un tel recours dilatoire devra nécessairement être déclaré infondé . Avec pour conséquence favorable à Biden que le résultat final de l'élection de 2020 sera définitivement entériné,sans que Trump puisse encore invoquer quoi que ce soit, sauf à prétendre, pourquoi pas, que ces juges, y compris les plus radicaux qu'il a nommés, sont des incompétents et qu'ils l'ont trahi....

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 10 décembre 2020, 15:13

    Le Parti Républicain s'est laissé phagocyter par Donald Trump parce qu'il le voulait bien, par opportunisme. Son électorat reste assez large (la preuve : le GOP a gagné des sièges à la Chambre et conservera sans doute le Sénat) mais il est en régression innéluctable, de par la diversification culturelle de la population américaine et par sa jeunesse. L'électorat républicain traditionnel conservateur blanc chrétien des classes moyennes et supérieures, rural ou péri-urbain, ne fait que diminuer. Trump recrute en dehors de ce périmètre qui se restraint, en "draggant" tous les laissés pour compte de la mondialisation et de la diversification culturelle précisément. Comme les ouvriers de la ceinture de fer, ceux du charbon et de l'acier, ou de la production pétrolière et gazière, dont les états avaient précisément été retournés par Trump en 2016 sur des promesses qu'il n'a, évidemment, jamais tenues, et qu'Hilary Clinton et les Démocrates avaient "oublié" de solliciter alors, prenant pour acquis qu'ils voteraient pour elle. Les démocrates sont perçus comme une élite progressiste, urbaine intellectuelle, multi-culturelle et relativement aisée à laquelle il ne s'identifient pas du tout. D'autant moins que les démocrates ne leurs parlaient pratiquement plus. Ce qui a changé avec la campagne de 2020. En bref, le GOP utilise Trump pour récupérer les électeurs qui leur feraient sans doute défaut sans lui, comme seule sollution pour garder prise sur un pouvoir qui s'enfuit innéluctablement. Quitte à sacrifier la démocratie au passage. Pour eux, il est sans doute préférable d'avoir une dictature de droite fascisante qu'une démocratie socialement libérale et progressiste qu'ils font passer pour du communisme, ce qu'elle n'est pas.

  • Posté par Guiot Philippe, jeudi 10 décembre 2020, 11:51

    Dommage que le ridicule ne tue pas ! Je me demande s'il pourra choisir la déco de sa cellule........

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 10 décembre 2020, 11:35

    @ Stéphane Rillaerts Trump est un homme d'affaire et mène les Etats-Désunis comme une gigantesque entreprise dont il serait le propriétaire de 100% des actions et CEO, dans l'unique intérêt de sa personne et de sa famille. En cela, il fonctionne exclusivement en mode transactionnel : "You do for me, I do for you". c'est exactement ce qui s'est passé avec le Président de l'Ukraine, à qui il a demandé de trouver des crasses sur son rival Joe Biden en échange de la fourniture d'armes nécessaires dans la guerre avec la Russie dans l'est du pays. Ceci avait déclenché le procés en destitution, et Donald Trump a effectivement été "impeached" par la Chambre, mais le Sénat républicain, toute honte bue, a décidé que si les faits étaient bien avérés, il n'étaient pas assez graves (sic!) que pour mériter une destitution. C'est pareil ici. Donald Trump exige une abnégagtion absolue envers sa personne de celles et ceux qu'ils placent à des postes importants. Ce qui inclu évidemment les 3 juges de la Cour Suprême qu'il a désignés et que le sénat a confirmés. Reste à voir si les juges d'obédience républicaine de la Cour Suprême tomberont aussi bas que leurs confrères du Sénat pour statuer en sa faveur. Le "hic", est que ceux-là, il ne peut les virer, contrairement à ceux qui ont fait défaut et ont été promptement limogés. Le prochain étant sans doute Bill Barr, le secrétaire d'état à la justice. En cela Trump agi, et continue d'agir, en parfait candidat dictateur, façon fasciste. Si la Cour Suprême cède, et que Trump est maintenu Président en dépit du vote populaire, les Etats-Unis seront définitivement devenu une dictature, avec le soutien vassal d'un parti Républicain complètement dédié à son adoration. Lincoln n'a pas fini de se retourner dans sa tombe.

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 10 décembre 2020, 12:33

    @ Christian Radoux Et mentir! Encore et toujours, sans le moindre scrupule. En se rappelant l'adage (erronément attribué à Voltaire, en tous cas, sous cette forme) : "Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose!" En l'occurence, ce qui reste, c'est qu'un nombre important d'Américains ont totalement perdu confiance dans leur système démocratique et sont maintenant prêts à remettre leur destin dans les mains d'un tyran. Et c'est exactement l'intention de Trump et de ses esclaves républicains : causer suffisement de chaos dans le pays pour qu'il apparaisse comme le seul recours possible, en échange d'une abnégation totale et inconditionnelle. Un bon "deal", n'est-il pas?

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