Quelle est la meilleure façon de préparer le café pour l'environnement ?

Une étude indépendante suisse a analysé l’impact environnemental total du cycle de vie du café quel que soit le mode de consommation. Cette analyse globale tord le cou à certaines idées préconçues sur l’impact des capsules en aluminium notamment. Explications.

Ces dernières années, la manière de consommer du café a radicalement changé avec notamment la révolution des capsules de café portionné qui permettent de se faire un bon café, digne d’un vrai barista, en toute simplicité. Nombreux sont ceux aujourd’hui qui fustigent ces capsules individuelles à cause de leur impact environnemental. Pourtant, la réalité est beaucoup plus nuancée. Explications.

Une étude indépendante

Le bureau d’études suisse Quantis a calculé le véritable impact environnemental d’une tasse de café. Pour y parvenir de la manière la plus objective possible, les ingénieurs suisses ne se sont pas contentés d’analyser l’impact de l’emballage, souvent controversé. Ils se sont focalisés sur ce que l’on appelle l’analyse du cycle de vie du produit depuis sa récolte jusqu’à sa consommation en passant par le transport, la transformation, l’emballage mais aussi le recyclage. De cette manière, l’analyse prend en compte absolument toute l’empreinte écologique du produit et pas seulement un seul élément.
De cette étude, il ressort que l’impact le plus important d’une tasse de café sur l’environnement (environ 40 à 50% de l’impact total) se produit au moment de sa consommation, précisément lorsque le café s’écoule dans la tasse. Les paramètres pris en compte sont la consommation d’eau et d’énergie nécessaire mais aussi la quantité de café utilisée pour produire une seule tasse.
Et dans cette phase du cycle de vie du café, le système Nespresso obtient de très bons résultats car une quantité précise d’eau, de café et d’énergie est utilisée pour chaque tasse. Ni trop ni trop peu, juste ce qu’il faut. Ce qui permet de limiter fortement l’empreinte carbone là où d’habitude, on a tendance à utiliser plus de café que nécessaire ainsi que de l’eau en trop grande quantité. Qui n’a jamais vidé un demi-thermos de café froid dans l’évier ?

Et l’emballage alors ?

L’emballage ne représente, en réalité, qu’une part minime dans le cycle de vie du café (de 3 à 14% selon le système utilisé). Le café en capsules a clairement, ici, un impact environnemental plus important à cause de l’aluminium des capsules. Mais, grâce à la filière du recyclage de l’aluminium qui nécessite 95% d’énergie en moins que la production d’aluminium neuf, cet impact pèse moins lourd qu’on ne le pense dans l’addition finale.
Si bien que, en analysant précisément l’ensemble de la chaîne de production et de consommation du café de la graine à la tasse, l’étude démontre que l’impact environnemental d’une tasse de café Nespresso est, dans les faits, identique à celui d’une tasse de café issue d’un percolateur traditionnel. Un peu à l’instar de ce qui est fait pour déterminer l’impact environnemental des voitures électriques par exemple, l’étude Quantis montre bien qu’il est primordial d’avoir une vision d’ensemble du cycle de vie pour déterminer la durabilité réelle d’un produit comme le café.

Réduire l’impact

Malgré ces résultats positifs, Nespresso entend encore poursuivre ses efforts afin d’offrir aux consommateurs des tasses de café neutres en carbone d’ici 2022. Cela passe par l’amélioration du recyclage, la compensation des émissions de CO2 en plantant des arbres dans les plantations de café, l’utilisation de l’énergie durable dans ses bâtiments ou encore l’innovation, comme notamment des capsules composées à 80% d’aluminium recyclé.

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