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Présidentielle américaine: nouveau revers pour Trump à la Cour suprême

La Cours suprême a refusé de se saisir du recours formulé contre le Texas.

Temps de lecture: 2 min

La Cour suprême des Etats-Unis a infligé vendredi un nouveau camouflet à Donald Trump, en refusant de se saisir d’un recours formulé par les autorités du Texas qui visait à annuler sa défaite à la présidentielle.

Ses neuf sages, dont trois nommés par le président républicain, ont estimé dans une courte décision que le Texas n’était pas en droit de se mêler de l’organisation des élections dans les autres Etats.

Alors que les grands électeurs doivent se retrouver lundi pour enregistrer leurs votes, Donald Trump refuse toujours de concéder sa défaite face au démocrate Joe Biden et assure que l’élection lui a été « volée ».

Le rejet « ferme et rapide » du recours « n’est pas une surprise », a réagi un porte-parole de Joe Biden, dénonçant des « tentatives sans fondement » de la part du camp du milliardaire républicain et « des attaques contre le processus démocratique ».

L’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a jugé de son côté que la plainte était pourtant « solide ». « Ils ne peuvent pas la repousser juste comme ça », s’est-il exclamé sur la chaîne Fox News. le porte-parole de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany a lui aussi jugé sur Fox News que la Cour suprême avait « esquivé » ses responsabilités pour se « cacher derrière la procédure ».

« La Cour Suprême nous a laissé tomber »

Le président sortant a de son côté estimé sur Twitter que la Cour Suprême « nous a(vait) laissé tomber », accusant les juges de n’avoir fait preuve « ni de sagesse, ni de courage ! ».

Mais la réaction la plus violente est venue du président du Parti républicain du Texas, Allen West, qui n’a pas hésité à envisager une sécession de cet Etat du sud. « Peut-être que les Etats respectueux des lois devraient s’allier et former une Union d’Etats qui respecteraient la Constitution », a-t-il affirmé dans un communiqué de son parti.

Faute d’éléments tangibles pour étayer les accusations de « fraudes massives », la cinquantaine de plaintes déposées par les alliés de Donald Trump à travers les Etats-Unis ont toutes – à une exception près – été rejetées par les tribunaux ou abandonnées.

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22 Commentaires

  • Posté par Rousseaux , samedi 12 décembre 2020, 17:10

    Les gars, si vos remarques peuvent paraitre pertinentes à première lecture, elles ne masquent en rien le fait que 70 millions d'américains ont voté pour ce pitre dangereux : Et c'est bien cela le plus effrayant ...

  • Posté par Van Ryn Charles-axel , samedi 12 décembre 2020, 18:00

    Vous avez parfaitement raison, c'est effrayant ! Et à terme, avec 4 ans de plus de montée en régime des délires trumpistes , une forme de guerre civile n'est pas exclure... Les chaînes tv genre NewsMax sont devenues des organes de propagande pro Trump et ont un succès énorme en déversant 24h sur 24 des fake news de plus en plus ahurissantes. On assiste à une gigantesque manipulation de masses, véritablement intoxiquées de thèses complotistes les plus abracadabrantesques ! Le mensonge paie et plus c'est gros plus ça passe. Les 73 millions qui ont voté Trump ne sont cependant pas tous des fous furieux. Ils ont voté Trump parce qu'ils sont républicains et qu'ils ont en horreur absolue les Démocrates. Et comme l'offre républicaine se réduisait à Trump ils ont voté pour lui surtout pour faire barrage à Biden... Cela ne change rien au caractère inquiétant d'un vote aussi massif pour un individu dont l'incompétence, la vulgarité, et la malhonnêteté avaient éclaté au grand jour pendant son premier mandat. C'est donc en pleine connaissance de cause que les républicains "raisonnables" ont voté une seconde fois pour lui. Je pense qu'espérer que le GOP lui tourne le dos est aujourd'hui devenu naïf. Ce parti a trop à perdre électoralement, quitte à renoncer à ses valeurs et à sa dignité.

  • Posté par Andre Georges-marc, samedi 12 décembre 2020, 14:45

    La parti républicain est devenu bien faible comme il le démontre soutenant comme il le fait actuellement cet ancien démocrate qu'est Trump et en dépensant ses ressources à défendre une cause perdue d'avance car inconstitutionnelle. Le gouverneur républicain du Texas va même encore plus loin en prônant la rupture de l'Union et la dissolution des Etats-Unis. Il le payera le moment venu lors de sa campagne pour sa réélection. A la place des autorités républicaines, "dieu" m'en garde, je lui refuserais le droit de représenter le parti républicain aux prochaines élections. Au cours de sa présidence, Trump a porté atteinte de façon éhontée aux Etats-Unis et son attitude actuelle est une attaque directe contre la démocratie que même la Cour suprême qu'il croyait avoir mis à sa botte a rejetée. Les Kaszinsky et leurs vassaux tels que Morawiecki en Pologne, les Orban et autres scandaleux Szajer en Hongrie, Bolsonaro au Brésil, les fous comme Duerte aux Philippines et Bojo au Royaume uni ou autres tels que Lepen en France n'ont qu'à bien se tenir car ils doivent constater que le vent a tourné et que leurs jours politiques sont, espérons le, comptés.

  • Posté par GOBBO Corrado, samedi 12 décembre 2020, 14:22

    "le Texas n’était pas en droit de se mêler de l’organisation des élections dans les autres Etats". C’est du bon sens et l’évidence même vu le système des Etats de ce grand et beau pays, où la proportion de fous-enragés ne manquera jamais de surprendre et interpeller ! Quant au président du Parti républicain du Texas, Allen West , c'est du grand n’importe quoi ! Il (ce taré fou-furieux-sorry je ne vois pas d'autre terme) veut refaire la guerre de Sécession ? (Re)-Mobiliser peut-être le KKK, tous les cinglés racistes de droite et extrême droite et autres évangélistes du même acabit -ils se confondent d'ailleurs en bonne partie-.Bonjour les(leurs) valeurs religieuses et leurs prêches : « tous frères et sœurs, tous enfants de Dieu, il faut pardonner etc… ». Disgusting !

  • Posté par Van Ryn Charles-axel , samedi 12 décembre 2020, 14:05

    THE RULE OF LAW HAS FINALLY PREVAILED. TRUMP, YOU'RE DEFINITELY FIRED ! L'État de droit a prévalu et les institutions ont tenu bon en dépit de la ténébreuse entreprise de démolition de la démocratie systématiquement menée par le clan Trump depuis des semaines, avec l'aide de nombreux élus républicains du Congrès, plus préoccupés de montrer allégeance au Boss que de faire preuve de dignité. Echec et mat donc pour le gourou "sauveur de l'Amérique" renvoyé dans sa tour avec armes (!) et bagages. Mais les dégâts causés à l'édifice sont néanmoins sévères et seront ardus à réparer, d'autant que le démolisseur en chef n'entend pas déposer les outils comme ça. Son entreprise de saccage va se poursuivre non seulement par le sabotage du mandat de Biden mais aussi à coup sûr par une campagne d'intoxication des masses sur le thème "on vous a volé votre vote. 2024 la revanche". A quel niveau d'abjection des actes de cet individu faudra-t-il parvenir pour que le GOP se ressaisisse enfin ? A en juger par le soutien assez massif manifesté par ses élus à l'appui de cette ultime procédure fantaisiste devant la Cour Suprême on peut légitimement se demander si l'OPA de Trump sur le GOP n'est pas déjà totalement accomplie...

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