Accueil Société

Impôts: des livreurs sommés de rembourser plusieurs milliers d’euros

Le statut « P2P », qui permet aux travailleurs des plateformes des revenus exonérés d’impôts jusqu’à un seuil précis, provoque des dégâts sur le terrain. Cette main d’œuvre fragile connaît peu ses droits et obligations et n’est pas toujours correctement informée par ses « employeurs ».

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Economie Temps de lecture: 8 min

Ibrahim (*), 21 ans, Bruxellois, livreur à vélo depuis qu’il a lâché ses études durant le premier confinement, est paniqué. « Si je dois rembourser ce que j’ai gagné, je ne sais pas comment je vais faire. Je vis chez mes parents mais mon père est au chômage ». Le jeune homme a pédalé intensément depuis le printemps pour la plateforme numérique Deliveroo, qui joue l’intermédiaire pour organiser la livraison de repas depuis les restaurants fermés aux domiciles des citadins particuliers. Comme plus de 85 % de ses « collègues », qu’ils se connectent via l’application d’origine anglaise ou celle de l’Américaine Uber Eats, il effectue ses courses sous le statut « P2P ».

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

20 Commentaires

  • Posté par Bouillot Pierre, mardi 22 décembre 2020, 0:28

    Ils ont eu le courage de le faire - bien sûr, ils ont "" sauté"" sur l'occasion - Mais qui aurait fait leur travail en cette période ??? _ Les taxer, ils retourneront vers de aides sociales- Si les limites ne sont dépassées que dans les " limites du raisonnable" un " avertissement" peut suffire . de par leur travail de livraison, ils permettent à des indépendants de survivre et à des particuliers de ne pas être isolés. Gardons les plateaux ( de la balance) à l'horizontale.

  • Posté par Dupont Vincienne, lundi 21 décembre 2020, 20:47

    Ils ne sont pas fragiles pour ne pas respecter le code de la route la plupart du temps, rouler sur les trottoirs, brûler les feux rouges, pas visibles, et j'en passe. Jamais utilisé ce système et je ne le ferai jamais. Ni eux ni ceux qui les emploient ne sont vraiment réglos.

  • Posté par Bonisseur de La Bath Adolphe, lundi 21 décembre 2020, 16:46

    Les bobos sont trop pareseux pour aller chercher de la nourriture, ils votent gauche pour importer des Ibrahims qui travaillent pour des cacahuets.

  • Posté par Chalet Alain, lundi 21 décembre 2020, 16:24

    Les règles sont claires et il suffit de les respecter.

  • Posté par Marlier Jacques, lundi 21 décembre 2020, 18:49

    Les règles sont claires, certes. Encore faut-il qu'elles soient systématiquement et parfaitement enseignées à cette population de travailleurs fort démunis. La règle du "Nul n'est censé ignorer la loi" est parfois inhumaine.

Plus de commentaires

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs