Un contrôle covid tourne mal à Waterloo: les images choc de l’intervention policière

Un contrôle covid tourne mal à Waterloo: les images choc de l’intervention policière

Un contrôle covid a mal tourné vendredi soir à Waterloo, occasionnant plusieurs blessés, a indiqué dimanche le parquet du Brabant wallon, confirmant une information de la DH.

Les policiers de la zone de la Mazerine et leurs collègues waterlootois ont été appelés à intervenir vendredi soir vers 23h30 dans une habitation privée située à la limite des localités d’Ohain (Lasne) et Waterloo. Une fête rassemblant une dizaine de personnes s’y déroulait.

Lors du contrôle domiciliaire opéré en accord avec le parquet brabançon, le propriétaire de la maison s’est rebellé, tout comme sa conjointe et leurs enfants, selon le procureur.

La mère de famille s’est retrouvée au sol durant l’altercation et souffre d’une fracture du nez. Le père, la mère et leur fille majeure seront convoquée devant le tribunal correctionnel pour y répondre de rébellion en bande, coups à policiers et infraction relative au couvre-feu, précise dimanche le procureur brabançon à l’agence Belga.Des coups ont été portés aux policiers qui ont été blessés sans pour autant se trouver en incapacité de travail, ajoute-t-il.

Dimanche soir, une voisine diffusait des images de l’intervention policière sur Instagram. Cette dernière estime qu’un « déchaînement de violence inouï » s’est produit après que la mère de famille se soit mise à filmer les policiers.

Dans un message diffusé sur Facebook, le médecin qui a examiné la famille « suite à une agression de la police de Waterloo » témoigne. Le Dr Jean-Laurent Veys estime que la mère de famille «  a probablement des lésions cérébrales plus profondes ( douleurs temporales et perte d'odorat ) » et a demandé des examens complémentaires. « Le père avait un revolver pointé sur sa tempe et a été roué de coups », dit-il. « La police a laissé toute seule la petite de 13 ans dans la maison sans aucunes nouvelles de sa famille et elle est traumatisée psychologiquement à vie », estime-t-il. « Ce cas révèle que dès qu'on donne le feu vert officiel à la police , ceux-ci révèlent leur instinct primaire de violence instinctive, sans aucune retenue ou respect », juge-t-il encore.

 
 
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