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François Grenade (Iles de Paix): «Tout habitant de la planète a le droit d’être à l’abri de la faim»

François Grenade est chargé de recherche et de plaidoyer chez Iles de Paix.

Temps de lecture: 2 min

François Grenade est chargé de recherche et de plaidoyer chez Iles de Paix. Parmi les actions principales de l’ONG belge, il cite, en exergue, l’accompagnement de la transformation des systèmes alimentaires vers une agriculture plus durable.

« L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation, la FAO, souligne qu’il faut transformer nos systèmes alimentaires si l’on veut être en mesure de nourrir tous les êtres humains », explique-t-il. « Le problème de la faim dans le monde n’a cessé d’augmenter depuis cinq ans et la pandémie de coronavirus a encore aggravé la situation. Plus de 130 millions de personnes supplémentaires souffrent aujourd’hui de sous-alimentation à cause du covid. Ce n’est pas dû aux mauvaises récoltes ni à des stocks de nourriture insuffisants mais à la récession économique, qui a fait basculer davantage de personnes dans la précarité. »

Insupportablement, la majorité de ceux qui ne mangent pas à leur faim sont aujourd’hui des producteurs agricoles, des paysans pauvres, incapables de vivre de ce qu’ils produisent. L’agriculture durable entend contribuer à augmenter leurs revenus et leur niveau de vie. En favorisant les cultures écologiques et les systèmes régénératifs, elle peut permettre de réduire les dépenses en fertilisants, en pesticides, et d’accroître leur autonomie à la fois financière et alimentaire. L’agroécologie favorise la production locale, en même temps que sa diversification pour se prémunir des fluctuations de prix sur le marché mondial et des aléas climatiques.

« Iles de Paix soutient les producteurs locaux en encourageant, par exemple, l’utilisation de semences paysannes pour réduire la dépendance aux multinationales des semences et des pesticides », souligne François Grenade. « Nous sensibilisons aussi les responsables de la coopération au développement et les pouvoirs politiques locaux aux plus-values apportées par les techniques d’agroécologie dans le but de créer une spirale positive dans les systèmes alimentaires au niveau mondial. Tout habitant de la planète a le droit d’être à l’abri de la faim mais on ne pourra atteindre cet objectif qu’en préservant l’environnement et la biodiversité. L’agriculture durable n’est pas un enjeu pour les générations futures. Nous le vivons au présent : quand on parle avec les agriculteurs du Sahel ou des Andes, ils sont déjà confrontés très directement au changement climatique. »

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