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Lebron James, Duplantis, Dressel…: l’année 2020 de l’«omnisport» en chiffres

En cette fin d’année 2020, on fait le point, en chiffres, sur les grands événements et les sportifs qui ont marqué ces douze mois. Aujourd’hui : coup de projecteur sur l’omnisport, qui concerne donc tous les sports, sauf le football, le cyclisme, le tennis et les sports moteurs.

Temps de lecture: 6 min

Après le cyclisme et le tennis, et avant le football et le sport moteur, place à « l’omnisport ».

1233 : Armand Duplantis (Athlétisme)

Visage d’ange, regard pénétrant, mèche qui semble jouer avec le vent : Armand Duplantis vient à peine de souffler 21 bougies mais l’Américano-Suédois est déjà l’une des stars de l’athlétisme mondial. Comme s’il était né et dessiné pour le saut à la perche, discipline que son père Greg a pratiquée aux Etats-Unis alors que sa maman Helena était heptathlonienne, « Mondo » (son sobriquet) bondit comme un cabri depuis qu’il est haut comme trois pommes, sur le sautoir aménagé dans le jardin familial, en Louisiane. On le dit un brin rêveur, il tutoie désormais les nuages… Le 8 février à Torun, il bat pour la première fois le record du monde en salle, jusque-là détenu par Renaud Lavillenie (6,17m, soit un centimètre de mieux que le Français). Une semaine plus tard à Glasgow, il récidive et ajoute un petit centimètre à sa performance (6,18m). À la sortie du premier confinement, ses aspirations de liberté sont plus fortes que tout : lors du meeting de Rome (17 septembre), Duplantis passe au-dessus de la statue Bubka et porte le record planétaire en plein air à 6,15 m.

618 + 615 = 1233 centimètres, les comptes sont bons pour « Mondo », sacré il y a quelques jours « Athlète de l’année 2020 ». Champion d’Europe 2018, vice-champion du monde 2019 et désormais « recordman du monde », à la fois en salle et en plein air, il ne manque plus à son palmarès que l’or olympique. Le rendez-vous est fixé l’été prochain, à Tokyo. Si le Covid-19 l’accepte.

4 : Lebron James (Basket)

Désigné Sportif de l’année par les prestigieux « Time Magazine » et « Sports Illustrated », LeBron James frappe les esprits par le caractère inoxydable de ses performances sur les terrains de NBA, depuis dix-huit ans déjà, mais aussi par la vigueur et la profondeur de ses engagements sociétaux.

Au travers de l’association « More Than a Vote », il a ainsi appelé les Afro-Américains, sans relâche, à s’inscrire sur les listes électorales et se rendre massivement aux urnes lors de l’élection présidentielle, pour exprimer plus fermement des choix démocrat(iqu)es.

Mais King James est aussi un sportif d’exception, qui a conquis quatre titres NBA avec trois franchises différentes (Miami Heat, Cleveland Cavaliers et Los Angeles Lakers), en dix finales. À 35 ans, il continue d’affoler les indécrottables amateurs de statistiques mais reste, surtout, dans une totale maîtrise de sujet. Comme si le temps n’avait pas d’emprise et renforçait sa légende.

32 : Kobe Bryant (Basket)

Juste avant d’entrer dans un interminable cauchemar sanitaire, le monde du sport est brutalement frappé au cœur, le 26 janvier 2020. À l’âge de 41 ans, Kobe Bryant périt dans un accident d’hélicoptère du côté de Calabasas, en Californie. Sa fille Gianna (13 ans) et sept autres personnes sont également emportées dans un crash qui frappe la planète d’incrédulité. Quintuple champion NBA avec les Lakers, double médaillé d’or olympique, il est l’un des sept joueurs de la mythique ligue nord-américaine de basket à avoir inscrit plus de 30.000 points, en vingt années d’une carrière où « Black Mamba » a fait rimer fidélité et efficacité. Plutôt qu’une litanie assommante de records et statistiques de franchise ou de ligue, nous avons choisi les numéros 8 et 24 (= 32), les deux seuls qui ont frappé ses maillots entre 1996 et 2016. Ils ont tous deux été retirés et sont exposés en haut du Staples Center de Los Angeles. Un simple coup d’œil suffit à aviver les souvenirs personnels de millions de fans de basket, à travers la planète.

154 : Teddy Riner (Judo)

Il est resté invaincu pendant 9 ans, 4 mois et 27 jours, avant de s’incliner face au Japonais Kokoro Kageura, au 3e tour du « Grand Slam de Paris » : Teddy Riner est un monstre sacré du judo et du sport mondial mais le colosse guadeloupéen est de chair et d’os, 204 centimètres et 140 kilos de muscles, pas un invincible dieu de l’Olympe. Après une incroyable série de 154 victoires dans la catégorie-reine de sa discipline, les lourds, le décuple champion du Monde, quintuple champion d’Europe et double champion olympique courbe l’échine, en février 2020.

Plutôt que de se lamenter, le nounours préféré des Français y voit « une piqûre de rappel », alors que les JO de Tokyo ne sont pas encore reportés à cause de la pandémie. D’un optimisme jamais feint, il se remet au travail, les épaules libérées d’un poids. « Tout le monde attendait que je gagne, partout, tout le temps. Moi aussi j’aime la victoire et déteste la défaite. Mais ce record devenait usant… » Nouveau départ pour Teddy, avec Tokyo puis Paris 2024 pour objectifs.

4 : Caeleb Dressel (Natation)

Le sillon tracé par Michael Phelps dans les bassins crée, forcément, une aspiration permettant de rester sur le haut de la vague, presque de marcher sur l’eau… Titré avec le relais américain dès les JO de Rio, Caeleb Dressel est la nouvelle tête de gondole de la natation US. Bardé de titres mondiaux ces dernières saisons (7 en 2017, 6 en 2019), le sprinter floridien poursuit sa montée en puissance. Ainsi, après un semestre sans compétition, Dressel a mené son équipe des Cali Condors à la victoire lors de l’International Swimming League, un rendez-vous en petit bassin, cet automne à la Duna Arena de Budapest. Élu MVP de la finale, Dressel a notamment y battu quatre records du monde, dans trois épreuves distinctes qui illustrent sa polyvalence : 20.16 en 50 m libre ; 47.78 en 100 m papillon ; 49.88 puis 49.28 en 100 m quatre nages. Ne cherchez pas la future star des Jo de Tokyo !

20 : Joshua Cheptegei (Athlétisme)

C’est un peu comme s’il ne s’était jamais arrêté de courir, tournoyant inlassablement sur les pistes depuis son premier titre mondial, lors des Mondiaux 2019 à Doha… Nouveau détenteur des records planétaires des prestigieux 5.000 m et 10.000 m, outre un titre de champion du monde de cross, Joshua Cheptegei s’est affirmé ces derniers mois comme le nouveau maître du demi-fond, à 24 ans seulement.

En cette année à nulle autre pareille, l’Ougandais a ainsi battu trois records planétaires. Dès son premier rendez-vous, en février à Monaco, il établissait un record du monde sur 5 km « route » (12.51). Il établissait ensuite de nouvelles normes pour le 5.000 m (12.35.36), toujours sur le Rocher monégasque, et le 10.000 m (26.11.00), à Valence cette fois, prenant de facto le relais dans la légende de l’Ethiopien Kenenisa Bekele. 5 + 5 + 10 = 20 bornes qui jalonnent son parcours sur ses chemins de conquêtes.

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