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Le calcul de Macron

Se faire plébisciter par ses adversaires.

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

Les Etats-Unis avaient contracté deux virus : ils se sont apparemment débarrassés de l’un, le Trumpvirus. Pas encore de l’autre. Encore qu’ils disposent désormais du vaccin qui permettra de repousser le second sans pouvoir pour autant se débarrasser du premier.

Un progrès, cependant, dans la mesure où les deux virus s’étaient confortés l’un l’autre. Aux Etats-Unis comme au Brésil.

En France, ce n’est pas la présidence qui constitue en soi un virus, mais le virus qui a rattrapé la présidence. Ce qui a mis en évidence l’existence hexagonale d’un troisième virus : le monarchismovirus.

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3 Commentaires

  • Posté par Rousseaux , mardi 29 décembre 2020, 13:14

    Cette description des reproches genre "tout et son contraire" de gauche et de droite, d’extrême droite et d’extrême gauche contre Macron est magistrale. La France et son système d'élection à deux tours permet à un Président d'être élu avec 1/3 des votes pour lui, et contre lui 1/3 de gauche et 1/3 de droite, d'où cette cacophonie durant son mandat . Les Français normaux (Oui, il y en a...) devraient prier que le vainqueur soit toujours au centre...

  • Posté par Deckers Björn, lundi 28 décembre 2020, 19:09

    J'aime beaucoup JF Kahn mais là, il me semble qu'il retarde un peu. Emmanuel Macron, je le reconnais a réussi un coup de génie en 2017 en se présentant, ni à gauche, ni à droite, ni même au centre et je repense en lisant ce billet à celui que j'avais trouvé très bon de JFK pendant la campagne ("il les rend tous fous"). Son "en même temps" a bluffé tout le monde. Se présentant comme libéral sans utiliser le vocable (en France on peut être libéral si on utilise pas le terme "libéral", demandez à Alain Madelin) mais issu du PS, il avait réussi en effet un joli écran de fumée. Mais entre temps, Emmanuel Macron a été un président giscardien. Au-delà d'une frêle posture progressiste sur les questions de société (on cherche en vain au-delà de la PMA pour toutes - et encore en traînant les pantoufles!!! - une avancée sur ces questions, on est même nettement en deçà de Giscard!!!). Au final, Macron est libéral, il est flicard, il va nous servir un couplet sur l'identité nationale pour sa campagne 2022 et envoie ses conseillers faire dinette avec Marion Maréchal Le Pen. Ajoutons qu'après le camouflet honteux de la convention sur le climat, on se demande bien qui peut encore croire à son "Make our planet great again". L’illusionniste tel son prédécesseur Giscard est passé de vie à trépas. Comme le disait Mitterrand au sujet du centre : Macron n'est ni de gauche, ni de gauche.

  • Posté par d dsti, mardi 29 décembre 2020, 10:33

    Le problème n'est pas Macron, le problème ce sont les Français, enfants gâtés par Mitterand en 1981 et qui ne veulent pas s'adapter à une globalisation inéluctable pour laquelle "plus d'Europe" serait le meilleur rempart. Je lui souhaite beaucoup de courage et bonne chance.

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