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Brexit: goodbye and good luck

Au 1er janvier, Londres cessera d’appliquer le droit européen. Les Européens cesseront de considérer le pays comme l’un des leurs. La page est tournée.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 3 min

Cette année qui se termine emportera avec elle ce qui restait des liens historiques entre l’UE et le Royaume-Uni. Au 1er janvier, Londres cessera d’appliquer le droit européen. Les Européens cesseront de considérer le pays comme l’un des leurs comme ils le faisaient à certains égards (mobilité des citoyens, échanges commerciaux…) depuis le Brexit politique, le 31 janvier dernier. Et comme la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’a dit il y a quelques jours, on va pouvoir tourner la page.

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8 Commentaires

  • Posté par Lucas Danièle, mardi 29 décembre 2020, 15:00

    'Le « Brexiteer » de toujours' : ERREUR! Johson n'a jamais été 'pour' ou 'contre' le Brexit. Avant le referendum, il a préparé duex feuilles de papier, l'une contenant les arguments 'pour', l'autre les arguments 'contre'. Il les a comparées et a décidé que, pour devenir Premier Ministre, il avait plus de chances en défendant les arguments 'pour'; autrement dit, ses préoccupations ne tenaient aucun compte de l'avenir de son pays, uniquement SES chances de devenir chef d'Etat! C'est avant tout un narcissiste, egocentriste, doublé d'un paresseux désordonné, avec un déficit d'attention permanent, tout cela combiné d'un sans-gêne vis-à-vis de tout et tous, sauf ce qui concerne sa carrière.

  • Posté par Joute Dodo, mercredi 30 décembre 2020, 2:39

    Et que dire de Cameron, alors!

  • Posté par Frissen Jean-Marie, mardi 29 décembre 2020, 10:58

    Il me semble qu'il faudra attendre quelques années pour se faire une idée définitive de la "relance de l'Europe" et du "mauvais choix britannique". On n'est jamais à l'abri d'une décision de justice allemande sur l'inconstitutionnalité des décisions financières dans l'UE. Par contre, les conditions de ratification ne vont pas calmer les populistes. Car comme le dit très bien Yasha Mounk, nous vivons plutôt en Europe occidentale dans du libéralisme non-démocratique que dans une démocratie libérale. Pas de ratification par les parlements des 27, une ratification d'un parlement européen (qui n'a aucun pouvoir législatif réel) après la mise en pratique des décisions (même si le temps manque, ça fait mauvais genre). Donc, espérer que ce qui vient de se passer va calmer les tenants du populisme qui se présentent comme les seuls vrais démocrates (et dans un sens strict, ce n'est pas faux, même si l'illibéralisme est au bout). L'UE, comme les politiciens de tous bords, feraient bien de cesser de répéter les mêmes mantras d'année en année depuis 30 ans ("il faut écouter la rue", "nous devons balayer devant notre porte") tout en ne changeant rien à la gouvernance dont l'opacité nous plonge, nous citoyens, dans un noir profond teinté de peur. Enfin, les fleurs pour Michel Barnier sont sans doute partiellement méritées. Mais l'apparition de Madame Van Der Leyen dans les négociations finales (alors qu'un Juncker était invisible) était un signe clair que les Allemands mettaient la pression sur Barnier pour arriver "à n'importe quel prix" à un accord. Du reste, lorsque les conditions de la négociation seront publiées (et le Sunday Times en donne déjà un aperçu), on se rendra compte que le Britanniques ont obtenu finalement ce qu'ils voulaient au départ : diviser. La diplomatie "Mercedes" s'est imposée (Barnier jouant sur son téléphone portable pendant que ça négociait) et les Allemands ont accepté les conditions britanniques, donnat à la France ce qu'elle voulait symboliquement (quelque chose, n'importe quoi... Pourquoi pas un peu de poissons dont tout le monde se fiche totalement !). On peut donc lire cette histoire dans les deux sens plutôt que parler de gagnants.

  • Posté par Joute Dodo, mercredi 30 décembre 2020, 2:39

    Votre critique est franchement médiocre, avec beaucoup d'arguments qui finalement ne prouvent rien. Vide.

  • Posté par Naeije Robert, mardi 29 décembre 2020, 10:57

    Au-delà de l'idéologie EU et de la bureaucratie opaque qui l'accompagne (dont le cacique Bernier est le triste exemple) un état redevenu (démocratiquement) maître de son destin peut prospérer aux portes de l'Europe. Mais il faut pour cela ne pas céder à la tentation régulatrice nationale, même si elle peut être parfois électoralement rentable. Pas sûr que Boris Johnson le comprenne. Pourquoi Cummings a-t-il quitté son équipe?

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