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Erika Vlieghe: «Les Belges de retour de l’étranger devraient présenter un test négatif»

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke attend encore l’avis des experts à ce sujet.

Temps de lecture: 2 min

Pour éviter que les retours de voyage des Belges après les congés de fin d’année ne provoquent une augmentation des contaminations, il faudrait demander à tous les Belges de présenter un test négatif à leur arrivée sur le territoire national. C’est ce que propose Erika Vlieghe, professeur d’infectiologie (UZ Antwerpen), dans les pages de De Staandard ce mardi.

De son côté, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke attend encore l’avis des experts à ce sujet.

« Dans presque tous les pays européens, le risque d’infection est plus élevé que dans notre pays. La nouvelle variante britannique, probablement plus contagieuse, est également source d’inquiétude. Ce n’est donc pas le bon moment pour voyager à l’étranger, et je ne parle pas seulement du Royaume-Uni », déclare Erika Vlieghe.

Pour rappel, le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) a explicitement demandé aux citoyens belges de ne pas voyager à l’étranger.

Mais de nombreux Belges sont malgré tout partis à l’étranger pendant les vacances de Noël. Et ils reviendront bientôt. Selon un récent avis du groupe d’experts GEMS, les voyageurs présentent le plus grand risque de nouvelles flambées de contaminations.

« Il est donc recommandé de prendre des mesures. Je pense que la politique frontalière devrait être plus stricte », explique Erika Vlieghe, qui préside le groupe d’expert mais précise parler en son nom dans le quotidien flamand.

Depuis le 25 décembre, un non-résident entrant dans le pays doit présenter un résultat de test négatif. Erika Vlieghe estime qu’il faudrait désormais demander à tous les Belges de faire de même.

« D’un point de vue épidémiologique, je ne vois pas la différence entre un non-Belge et un Belge qui a été à l’étranger. Concrètement, cela signifie que les Belges devraient être testés à l’étranger ou qu’un test devrait être effectué aux frontières. Bien sûr, c’est une sacrée galère. C’est un défi logistique et vous avez évidemment besoin d’un cadre juridique approprié », conclut l’infectiologue.

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50 Commentaires

  • Posté par Eduwaere Eric, mardi 29 décembre 2020, 19:38

    Elle n a pas à mettre ses recommandations sur la place publique ...Son rôle c est de les donner aux responsables politique, mais non ....tous autant qu ils sont (ces experts) adorent se mettre en vedette, montrer que eux "ils savent" ....Exaspérant

  • Posté par Coulon Michel, mardi 29 décembre 2020, 13:03

    Les déplacements entre pays europeens devraient faire l'objet d'une réflexion et de règles européennes. Surtout pas d'improvisation svp comme le panic foot qui a suivi après le reconfinement en angleterre et qui a lésé des milliers de routiers. Et surtout pas changer les règles en cours de match: annoncer suffisamment a l'avance. Ceci dit on peut reflechir a l'usage de tests rapides par exemple (développés presque partout mais pas en belgique). Fermer les frontières comme demandé par des esprits simples n'est pas réaliste: nous sommes dans l'espace shengen. Des gens ont des résidences a l'étranger. Il y a les frontaliers avec famille et amis de part et d'autre de la frontière. Il y a des gens qui voyagent pour autre chose que les vacances (travail, liens familiaux). Etre en vacance n'est pas un crime non plus. Quoiqu'on fasse, une frontière ne sera jamais étanche rien que pour les milliers de chauffeurs routiers qui la franchissent tous les jours+ frontaliers de voisinage +travailleurs frontaliers

  • Posté par seghers emmanuel, mardi 29 décembre 2020, 13:40

    Je m'aligne avec vous. Il y a d'énormes progrès en cas de pandémies à faire et beaucoup de leçons à tirer. Arrêter le NIH syndrome "Not Invented Here" ...

  • Posté par Schleich Bernard, mardi 29 décembre 2020, 12:34

    Personnellement, seul les personnes vaccinées depuis moins de 6 mois (cela va venir) ou les personnes qui ont déjà eu le virus depuis moins de 6 mois devraient pouvoir sortir des frontières. Mais évidemment, rien n'a été fait pour identifier ces personnes ! On est malade, on fait un test pour savoir si on a le virus et puis basta; plus rien; aucune prise de sang pour connaître la proportion d'anticorps que vous avez produits et qui restent encore dans votre corps. Les médecins ne sont pas d'accord entre eux. Certains trouvent l'information intéressante et d'autres pas. Lorsque vous posez la question au centre antivirus; même eux ne savent pas répondre à la question de la nécessité d'un vaccin si l'on a encore des anticorps. C'est lamentable. Et on les appelle des scientifiques !

  • Posté par Mennens Pierre, mercredi 30 décembre 2020, 16:58

    Selon le site de RTBF : "Reste donc à savoir si le vaccin permettra aussi aux vaccinés de ne pas contaminer les personnes avec qui ils sont en contact. Autrement dit, s’il nous protégera des infections asymptomatiques. C’est l’une des inconnues qui persiste encore autour des vaccins.". https://www.rtbf.be/info/dossier/epidemie-de-coronavirus/detail_coronavirus-en-belgique-voici-les-reponses-aux-questions-que-vous-vous-posez-sur-le-vaccin-anti-covid?id=10646386 (Mis à jour le jeudi 24 décembre 2020 à 13h31) Donc, à ce stade, on pourrait être vacciné mais se retrouver quand même porteur et contaminer les autres. Le vaccin permettra sans doute aux vaccinés de ne pas être malades mais il n'est pas sûr qu'il arrête la propagation du virus.

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