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Criminaliser l’écocide: un pas insuffisant mais salutaire

La Belgique a officiellement pris position en faveur de l’inscription du crime d’écocide dans le traité fondant la Cour pénale internationale.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Passée inaperçue, l’information réjouira ceux qui aspirent à ce que le respect de l’environnement fasse partie des valeurs internationales les mieux défendues de nos sociétés. La Belgique a officiellement pris position en faveur de l’inscription du crime d’écocide dans le traité fondant la Cour pénale internationale.

Les cyniques souriront. Que l’on sache, la jeune institution n’a pas empêché la commission d’odieux crimes de guerre lors de conflits passés ou actuels. Modifier le traité instituant la CPI prendra par ailleurs du temps et sera compliqué : il faut l’unanimité des Etats parties. Par ailleurs, en quoi l’écocide a-t-il sa place aux côtés de ce que l’être humain peut perpétrer de pire contre ses semblables ?

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5 Commentaires

  • Posté par Dupont Vincienne, mercredi 30 décembre 2020, 21:18

    Bon, sinon, ce n'est pas la première fois que notre pays donne dans l'innovation juridique absurde. La dernière fois, c'était avec la fameuse "compétence universelle". Ce machin avait tenu le temps qu'un petit malin se mette en tête de poursuivre le président des Etats-Unis pour crime de guerre. Et vu que notre pays abrite quand même, l'air de rien, le siège de l'OTAN et que tout l'un dans l'autre, la loi en question aurait pu nuire aux affaires, elle a finalement vécu ce que vivent les roses l'espace d'un matin.

  • Posté par Dupont Vincienne, mercredi 30 décembre 2020, 21:12

    Bientôt le patron de chez Baygon dans le box des accusés à côté du patron de chez Zyklon? Mais non, suis-je bête, le patron de chez Zyklon, il est coté au London Stock Exchange.

  • Posté par Chalet Alain, mercredi 30 décembre 2020, 19:30

    On en attraperait des envies de vespercide ...

  • Posté par Weissenberg André, mercredi 30 décembre 2020, 16:22

    Les dossiers du genre de celui transposé au cinéma aux USA, dans "Erin Brockovich" donnent une bonne idée - réaliste - des possibilités et des difficultés auxquelles s'attendre, en même temps que des limites de l'exercice de poursuites, au niveau national. Alors, à l'échelon international ... et de surcroît au pénal, c'est pratiquement illusoire! Je soulignais par ailleurs dans mon commentaire précédent sur le même sujet le caractère utopique et impraticable de toute action au titre d'un éventuel futur crime d'écocide en DPI, à nouveau du fait des limites intrinsèques à l'exercice (voir mon commentaire sur l'article précédent "la Belgique défend l’idée d’un «écocide» dans le droit pénal international"). On a vu précédemment ce qu'il en était avec la compétence universelle défendue par la Belgique. Les bons sentiments ne suffisent pas. Ils sont même dangereux au sens de contre-productifs, en suscitant des vains espoirs, très vite déçus. Par ailleurs, le climat est une affaire d'éducation et de conviction (au sens d'être convaincu), càd d'incitants. Pas de contrainte. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Ce n'est qu'au fur et à mesure de l'extension de la prise de conscience de l'influence de l'environnement et du climat sur notre bien-être que la pression sociale augmentera progressivement, et c'est de là que viendra à terme le salut pour ce qui est de la préservation de notre biosphère à ce moment-là. C'est un effort de longue haleine. Pour le reste, c'est soit trop tard, soit impossible/impraticable. Il faut se préoccuper plutôt de notre adaptation à ce monde nouveau et entreprendre tout ce qui peut l'être pour protéger les populations autant que faire se peut, à commencer par les migrants climatiques, dans notre propre intérêt bien compris. Quant à elle, la planète n'a pas besoin de notre aide, elle se débrouillera toute seule, comme elle l'a toujours fait et le fera encore après notre disparition en tant qu'espèce dominante. Par contre, c'est bien à l'espèce humaine de faire en sorte de préserver/créer les conditions nécessaires à son maintien sur la planète ... dès maintenant et sans attendre. Et pas par des mesures à consonnance idéologique, ou fumeuses, de l'ordre du charlatanisme. La relance économique post-COVID-19 qui se dessine est à cet égard une chance inouïe, une opportunité sans nom de mettre en oeuvre les incitants nécessaires, par exemple à la rénovation en profondeur du parc immobilier pré-1980 ... càd à la fois de créer ou de rendre disponible à nouveau du logement (supplémentaire) pour intégrer les nouveaux migrants climatiques tout en supprimant les émissions de CO².

  • Posté par Godard Régis, mercredi 30 décembre 2020, 16:21

    L'écocide, nouvelle arme idéologique. La défense des bio-diversité ne fait aucun doute. Le CPI s'occupe des crimes de masses ou génocide, et les mettre en parallèles est une double erreurs: 1. Les génocides, et autres horreurs absolues, méritent un CPI qui leurs est dédié à 100%. 2. L'écocide, présenté comme l'obstacle aux méchants riches pollueurs au détriment des plus pauvres, est une simplification volontaire. Les retombés sur les comportements individuels seront indéniables: utiliser les énergies fossiles est écocide, rouler en voiture thermique est écocide, la fabrication des batteries est écocide, ... Bref, la consommation, la vie, l'humanité est écocide. R G

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