La légalisation de l’avortement adoptée en Argentine

La légalisation de l’avortement adoptée en Argentine

L’Argentine est devenue mercredi l’une des rares nations d’Amérique du sud à autoriser l’avortement, après l’adoption par le Congrès d’une loi, qui a profondément divisé l’opinion publique.

Déjà approuvé par les députés le 11 décembre, le texte autorisant l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse a été voté par les sénateurs avec 38 voix pour, 29 contre et une abstention, deux ans après l’échec d’une première tentative qui avait déjà secoué le pays.

«C’est devenu une loi et cela passe désormais dans les mains de l’exécutif», q’est félicité la présidente du Sénat et ancien chef de l’Etat, Cristina Kirchner, à l’issue d’un débat homérique de plus de douze heures.

Des milliers de partisans du «oui» ont manifesté leur joie devant le Parlement, où seulement quelques sénateurs étaient présents, la plupart débattant par visioconférence en raison de la pandémie de Covid-19.

Une loi plusieurs fois refusée

Jusqu’ici, l’avortement n’était permis en Argentine qu’en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, selon une loi datant de 1921.

Alors que les députés avaient adopté le texte par 131 voix pour, 117 contre et 6 abstentions, le vote du Sénat, réputé plus conservateur, semblait loin d’être acquis.

En 2018, il avait rejeté par sept voix un texte similaire dans un pays encore très catholique et profondément divisé sur la question.

Avec ce texte, l’Argentine rejoint Cuba, l’Uruguay, le Guyana et la province de Mexico, les seuls à autoriser l’IVG sans conditions en Amérique latine.

 
 
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