Hamilton, Ogier, Neuville, Ferrari…: l’année 2020 du sport moteur en chiffres (vidéos)

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Après le cyclisme, le tennis, « l’omnisport » et le football, coup de projecteur sur le sport moteur.

7 (Hamilton). Impensable il y a encore quelques années, le record des titres mondiaux de Michael Schumacher a été égalé cette saison par Lewis Hamilton. L’Anglais dispose certainement de la voiture la plus performante du moment, personne n’en doute, mais il est aussi l’un des meilleurs pilotes de F1 de tous les temps. Il l’a largement démontré cette année encore, notamment dans ce Grand Prix de Turquie rendu très compliqué par la pluie. Pour conquérir ce 7e titre mondial, Hamilton a imposé sa Mercedes à 11 reprises sur les 16 GP qu’il a disputés. Au Nürburgring, à quelques kilomètres de la maison natale de Schumacher, il a égalé les 91 victoires de l’Allemand avant de porter ce score à 95 premières places. Et ce n’est pas fini.

3 (Ogier). Certes, le rallye est beaucoup moins médiatisé que la Formule 1 et la pandémie a sérieusement amputé le calendrier WRC cette année avec 7 épreuves (dont la majorité en mode réduit) sur les 14 prévues avant la saison. Il n’empêche que Sébastien Ogier a réussi l’exploit, lui aussi, de coiffer une 7e couronne mondiale. Et dans le cas du Français, avec un 3e constructeur différent. Après Volkswagen et Ford, il s’est imposé avec la Toyota qu’il a découverte quelques semaines avant le Monte-Carlo. Cette année encore, l’homme a démontré une exceptionnelle science de la course et appliqué cette recette qui lui va si bien : ne jamais forcer quand il n’est pas en symbiose totale avec sa monture et asséner des coups à la concurrence dans les spéciales décisives.

1 (Mir). Personne n’aurait misé un centime sur le titre de Joan Mir en début de saison. Forcément : Marc Marquez bénéficiait de la meilleure cote pour coiffer une 7e couronne en MotoGP, la 9e de sa carrière. Une chute lors du 1er GP a pourtant éloigné (définitivement ?) le Catalan des circuits. De son côté, Mir n’a pas démarré idéalement le championnat et, en principe, il aurait dû être dominé par Alex Rins, son équipier chez Suzuki. Mais il a pourtant redressé la barre en devenant l’un des pilotes les plus fiables de ce championnat où on a eu le plaisir d’applaudir neuf vainqueurs différents. Une régularité qui a payé. À 23 ans, il est devenu champion du monde avec une seule victoire en 14 courses.

28 (Neuville). Une fois n’est pas coutume, Thierry Neuville n’a pas terminé au 2e rang du championnat du monde WRC. Mais ce n’est pas pour grimper sur la plus haute marche du podium, hélas. Dommage. Le tandem Neuville-Gilsoul était si bien parti en décrochant la victoire dans l’épreuve la plus réputée du calendrier : le Monte-Carlo. Par la suite, nos meilleurs représentants dans la discipline ont manqué de constance alors que la pointe de vitesse était toujours là. Ainsi, le pilote Hyundai a signé 28 meilleurs temps contre 26 à Ogier, 14 à Evans et 12 à Tänak. Mais trois scores vierges sur sept épreuves, ça fait beaucoup. D’autant que Thierry a abordé la dernière course à Monza en mode fébrile : 3 erreurs en 4 spéciales, la dernière étant rédhibitoire. Et de dégringoler à la 4e position de ce championnat 2020 pour le moins étrange.

6 (Ferrari). La Scuderia a signé sa plus mauvaise saison depuis 1980 en terminant à une piètre 6e position au championnat constructeurs. Pour donner une idée de l’abîme entre Ferrari et Mercedes, le total des points accumulés par les deux pilotes en rouge s’élève à 131 unités contre 573 aux représentants du constructeur allemand. Les causes de ce désastre sont nombreuses : sur le plan aérodynamique, la SF1000 était ratée. En outre, son moteur était poussif. Quant à l’organisation du team, on a parfois cru assister à des caméras cachées. Leclerc, de son côté, a tenté de sauver les meubles comme il pouvait (il termine cependant 8e) mais Vettel a sombré. Pour sa dernière saison à Maranello, le quadruple champion du monde s’est classé 13e. Le mal semble si profond qu’on ne voit pas comment la plus ancienne et la plus prestigieuse écurie engagée en F1 (elle a franchi le cap des 1000 GT !) redressera la barre en 2021. On se réjouit aussi de voir comme Carlos Sainz va s’en tirer dans cette galère.

15 (Rossi). L’icône du MotoGP a vécu la pire saison de sa carrière entamée en 125cc en… 1996. L’homme qui totalise 115 victoires dont 89 dans la catégorie reine (mais qui ne s’est plus imposé depuis 2017) est allé de déconfitures en déceptions en passant par des chutes et le coronavirus. Les performances irrégulières de la Yamaha n’expliquent pas tout. Le Docteur est d’abord un être humain soumis, comme tout le monde, au vieillissement. C’est moche de voir une star de son rang terminer le championnat en 15e position. Surtout qu’il y a très peu de chance que la situation s’améliore l’an prochain. À 42 ans, il disputera sans doute la saison de trop au sein de l’écurie Petronas qui ne dispose pas des mêmes ressources techniques et financières que l’équipe officielle où l’Italien sera remplacé par Fabio Quartararo.

 
 
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