Lockdown party de plus de 2.500 personnes en France: huit personnes sont en garde à vue

Huit personnes étaient en garde à vue samedi à la suite de la fête sauvage qui a rassemblé environ 2.500 personnes au sud de Rennes, tandis qu’une perquisition a permis de saisir un «important matériel» de sonorisation, a annoncé le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc.

Dans l’enquête pour identifier les organisateurs de l’événement «deux personnes, nées en 1998, sans antécédent judiciaire, ont été interpellées» à 15H00 à Iffendic (Ille-et-Vilaine) et «placées en garde à vue», a indiqué le magistrat.

«Une perquisition a permis de saisir une somme d’argent (paraissant en première analyse résulter du partage de la caisse de cet événement)», des produits stupéfiants et un «important matériel de sonorisation», précise M. Astruc dans un communiqué.

«16 enceintes de mur de son, cinq platines une table de mixage, une platine lumière, deux groupes électrogènes et une rampe d’éclairage» ainsi qu’un véhicule poids lourd ont été saisis, a détaillé le procureur en soirée.

«Dans le cadre d’une opération de police judiciaire conduite par la brigade de recherches de Redon, deux pelotons de gendarmes mobiles, un peloton de surveillance et d’intervention avec le soutien d’un hélicoptère, soit 70 gendarmes sont intervenus», a précisé le procureur.

1.645 verbalisations

En marge de la dispersion sur les lieux de la fête, qui a donné lieu à 1.645 verbalisations par les gendarmes, six personnes ont été placées en garde à vue, dont trois pour infractions à la législation sur les stupéfiants, deux autres qui étaient «détentrices de matériel» et une pour «recel de vol».

«Les éléments recueillis ont permis de confirmer le caractère payant de la manifestation sous la forme d’une contribution et la présence importante de produits stupéfiants à l’occasion de cet événement», indique M. Astruc.

Jusqu’à dix ans d’emprisonnement

Le parquet de Rennes rappelle avoir ouvert une enquête pour «organisation illicite d’un rassemblement festif à caractère musical», «violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique», «dégradation du bien d’autrui en réunion» ou encore «travail dissimulé», «tenue illicite d’un débit de boissons» et «infractions à la législation sur les stupéfiants et notamment la facilitation de l’usage».

Selon le procureur, la peine encourue pour ces derniers faits est de dix ans d’emprisonnement.

«L’action de l’État, dans sa dimension successive de maintien de l’ordre et de police judiciaire, a permis de mettre fin sans violences à une fête illicite troublant fortement l’ordre public et de conduire une enquête judiciaire propre à éviter toute impunité», a souligné le procureur, estimant que «la véritable autorité de l’État réside dans cet équilibre exigeant».

 
 
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