Une fraude lors de l’achat de millions de masques par la Belgique? Une «facture» d’Avrox pose question

Une fraude lors de l’achat de millions de masques par la Belgique? Une «facture» d’Avrox pose question

La saga des masques de la société Avrox a déjà fait couler beaucoup d’encre. Mais ce n’est peut-être pas encore fini. Pour rappel, le gouvernement avait acheté des masques pour 45 millions d’euros. Dans les colonnes du journal flamand « Het Laatste Nieuws », une « facture » suspecte, jusqu’ici non dévoilée, est épinglée.

Petit rappel. Lors du marché public, les entreprises qui candidataient pour fournir à la Belgique ces masques devaient prouver qu’elles étaient déjà parvenues à livrer une commande d’au minimum de 100.000 masques en tissu. À l’époque, Philippe Goffin (MR), ministre de la Défense, assure que Avrox a déjà fourni un million de masques à un autre État.

Alors les journalistes flamands du Het Laatste Nieuws ont voulu consulter la preuve en question. Problème, elle est introuvable. « La référence pour la commande d’un million de masques provient d’une société inconnue sur l’île Maurice : Bright Periods Consulting. Une société dont l’activité n’est pas claire » écrit le quotidien.

« Bright Periods Consulting a été fondée en septembre 2015 à Ibiza. Selon le registre du commerce de l’île Maurice, le directeur de l’époque était un certain Flavio De Gos Barra. Aujourd’hui, nous ne trouvons qu’un profil Instagram de ce réalisateur avec de nombreuses photos de lui posant en maillot de bain. Il ne semble nulle part que l’homme fasse des affaires dans le domaine des produits textiles, et encore moins dans celui des masques buccaux. En mai 2018, la société a quitté Ibiza pour s’installer dans un centre d’affaires à Maurice. Depuis lors, elle est dirigée par une société de gestion appelée Legacy Capital. »

Legacy Capital n’a pas souhaité répondre aux journalistes. Avrox reste sur sa position et affirme avoir fourni la preuve au moment du marché. La Défense, elle, indique que la preuve fournie par Avrox en mars dernier ne peut pas être divulguée. Quant à la police fédérale, elle poursuit son enquête sur ce qui pourrait être un montage pour obtenir le contrat. Un marché accordé sur base d’un faux en écriture signifiait une fraude lors de l’appel d’offres.

 
 
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