Yves Van Laethem: «Pfizer n’a livré que la moitié des 600.000 doses promises en janvier»

Yves Van Laethem: «Pfizer n’a livré que la moitié des 600.000 doses promises en janvier»
belga.

Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral coronavirus, comprend la démarche de ses collègues revendiquant dans une carte blanche que le personnel soignant obtienne la priorité au niveau de la viccination mais il n’a pas souhaité y souscrire.

« D’abord, il faut comprendre qu’on est tombé sur un os à cause de Pfizer qui n’a livré que la moitié des 600.000 doses promises en janvier. Cela nous empêche de vacciner comme prévu l’ensemble des maisons de repos et les soignants dans une même phase. On a découvert cela à mi-décembre et choisi de rester sur l’optique de vacciner en priorité les plus fragiles car ce sont eux qui viennent congestionner les hôpitaux. Bien sûr que la demande du personnel de santé est légitime mais il aurait, selon moi, fallu préciser que l’on visait par exemple les soignants de plus de 65 ans qui sont les plus à risque. Un médecin de 40 ans qui dispose du bon matériel est quand même moins à risque qu’un résident d’une maison de repos de 85 ans. »

Outre les arguments éthiques, Yves Van Laethem pointe aussi des évolutions par rapport à la connaissance que l’on avait du vaccin en juillet, moment où les soignants avaient été mis en haut de la liste des prioritaires : « On n’est toujours pas sûr que le vaccin protège de la transmission et éviterait donc la circulation du virus dans les hôpitaux. Par contre, on sait aussi qu’il protège face aux formes graves de la maladie qui concernent surtout les personnes âgées. Par ailleurs, la situation en Belgique est plus saine qu’aux États-Unis ou au Royaume-Uni. Là-bas, le personnel est noyé et la transmission plus dense dans la structure des soins. La réflexion pourrait donc être différente si on était dans ce cas de figure.   »

 
 
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