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Comité de concertation: l’UCM demande la réouverture des métiers de contact

Pour l’organisation d’indépendants, le contexte autorise la réouverture des métiers de contact, centres de fitness et agences de paris.

Temps de lecture: 3 min

L’UCM demande mercredi que le comité de concertation autorise la réouverture des métiers de contact, centres de fitness et agences de paris.

« Les chiffres des contaminations et hospitalisations dues au Covid-19 diminuent. La réouverture des commerces et les fêtes de Noël n’ont pas relancé l’épidémie, malgré l’hiver qui s’est installé. La population, dans son ensemble, respecte les règles sanitaires. Il est essentiel de conserver cette adhésion. Pour cela, les restrictions imposées doivent demeurer compréhensibles, logiques et tenables », estime l’UCM.

Un calendrier de reprise

Par ailleurs, l’UCM pointe du doigt la réouverture des salons de coiffure et d’esthétique en France, attirant une clientèle transfrontalière qui peut être à risque. « De plus, il est de notoriété publique que des indépendants belges dans le besoin cèdent aux demandes pressantes de leurs clients et exercent leur métier en dehors de toute possibilité de contrôle », ajoute l’UCM.

Pour les autres secteurs fermés comme l’horeca, l’événementiel, la culture, le sport et autres activités, l’UCM demande un calendrier de reprise des activités. « Il faut donner des perspectives à ces secteurs, en lien avec une campagne de vaccination qui doit être la plus rapide et la plus massive possible », conclut l’organisation.

Aucun assouplissement prévu

Vendredi, le comité de concertation fera le point sur l’évolution de la pandémie en Belgique. Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, n’envisage pas d’assouplissement des mesures sanitaires dans l’immédiat. Outre l’UCM, l’Union nationale de l’Esthétique et du Bien-être (UNEB) demande également que la situation du secteur qu’elle représente soit discutée à cette occasion.

Dans le monde politique, des voix se font entendre pour au moins donner à ces professions empêchées pour cause de coronavirus une perspective. Le ministre des Indépendants, David Clarinval, s’est rendu mardi à Comines-Warneton, à proximité de la France, pour y rencontrer des travailleurs dont l’activité est suspendue et dont les clients traversent la frontière.

Le 18 décembre, le comité de concertation a maintenu la fermeture des « professions de contacts » en se fondant sur un rapport réalisé sous l’égide du commissariat fédéral à la lutte contre le coronavirus. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez a demandé la réalisation d’une « véritable étude scientifique » et non « une succession d’observations ».

« Il n’y a pas de peur à prendre des décisions difficiles, nous le faisons depuis un an, mais cela doit être fait sur les bases les plus solides », a-t-il dit sur Twitter.

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1 Commentaire

  • Posté par Sergeant Philippe, mercredi 6 janvier 2021, 17:05

    "il est de notoriété publique que des indépendants belges dans le besoin cèdent aux demandes pressantes de leurs clients et exercent leur métier en dehors de toute possibilité de contrôle." Mais voilà, ce sont nos décideurs qui aujourd'hui provoquent, voire encouragent le travail au noir... Obstination qui en devient ridicule, puisque ce qu'ils veulent (soi-disant) éviter se passe de toute façon. Est-on moins contaminateur quand on soigne/coiffe ses clients en noir, ou quand on respecte les gestes barrière en toute légalité ?

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